Cf. RÉGINO.N, Chron.. p. 13o
5. Flodoaud, a. 924, loc. cit. 11 est à peu près notre unique source pour ces événements. Les autres chroni(iueurs cités par DrssiEi'x (Invasions ile.s /lonr/rois. p. 37), comme HroiKS UE Flwigny, se bornent à reproduire ou a parapliraser le textedes .'U;»'//esde Flodoard. — Hodolplie 11 esta Pavie le 18 amit 92 1. (Diplôme pour Saint-.lean-dosDoms, dans RoBOUNi, Notizie délia sua palria. t. 11. j). 95, où l'an du règne en Italie, l'an de l'incarnation et l'indiction concordent jjour 92'i). Mais cette date ne peut être prise ])ouy (rmiintis ail 'jncni du séjour des Hongrois en Provence, car il est possible que le roi de Bourgogne, à la nouvelle de la mort de Bérenger. ait abandonné l'expédition avant le moment où les païens furent rejetés en Gothie,
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tèrent, saccageant entre autres la ville de Nimes\ et réduisant le pays à l'état de solitude « au point qu'il ne restait plus en Septimanie un seul prêtre pour faire le service divin '^ ». Une maladie épidémi(iue qui se mit dans leur armée, les échecs que leur infligea Raimond-Pons, amenèrent l'anéantissement à peu près complet des bandes dont Hugues d'Arles et Rodolphe avaient ainsi laissé à leur voisin, le marquis de Gothie, le soin de se défaire, pour tourner eux-mêmes leurs efforts du côté de l'Italie ^ Il n'entrait pas en effet dans la destinée de ce dernier pays de vivre longtemps tranquille sous le règne d'un même souverain et il est nécessaire de reprendre son histoire à quelques années en arrière pour exposer brièvement par quelle suite de circonstances le comte de Vienne, marquis de Provence, se trouva amené à séparer son histoire de celle du royaume de Louis l'Aveugle.
Bérenger avait régné assez paisiblement en Italie durant les années qui suivirent la défaite de son rival et s'était fait couronner empereur à Rome au commencement de décembre 915 '. 11 avait, il est vrai, à lutter contre les Hongrois dont les hordes toujours plus nombreuses ravageaient le nord de l'Italie, mais avait trouvé moyen de gagner à sa cause quelques-unes de leurs bandes pour s'en faire au besoin un appui contre les Italiens toujours versatiles ^ C'est peut-être pour payer leur
1. C/u-oii. Nenmu^cnsc (Mon. Genn., SS., III, p. 219) à Tannée 925, mais les deux ou trois mentions fournies pour cette période par le chroniqueur ne sont pas rapportées par lui à leur date exacte.