Cf. infm, p. 219, n. I
7. Sur tous ces événements, cf. Fi.odoaiîI), Aiitiales. a. 92'i, Mon. Germ., SS., III, p. 373-374 ; Lhti'KAM), AiUajxidasis. 1. 111. c. 2 : Chron.
[924] INVASION FIONGIlDlSr; 21 j
(loulo vers le nord de la portion franco-italienne; de la chaîne, pour déboucher dans les États de Rodolphe II'. Celui-ci unit ses forces à celles du Royaume de Provence-, dirigées par le comte Hugues deA'ienne, que cette invasion ne menaçait pas moins que le roi de lîourgogne, se porta au-devant des Hongrois. Les deux princes réunis parvinrent à enfermer les barbares dans un défilé, dans l'im des contreforts de la chaîne ^ Mais les païens réussirent à s'échapper e(, traversant le royaume de Louis TAveugle. se dirigèrent vers le Rhône, poursuivis et harcelés par Hugues et R<)dol[)he, (jui massacraient ceux d'entre eux sur lesquels ils pouvaient mettre la main', mais sans en venir à un engagement, soit parce (jue les chrétiens ne le cherchaient point, soit parce que les envahisseurs, selon leur tactique habituelle \ se dérobaient devant eux". Arrivés au Rhône, les Hongrois le franchirent et pénétrèrent dans la Gothie, qu'ils dévas-
Xonantidunum SS. Rer. Lang., p. 572). Liutprand place dans son récit le sac de Pavie après la mort de Bérenger, mais cet événement, selon Liutprand lui-même et la Chron. Nonatitulniiuni, est du mois de mars, alors que Bérenger fut assassiné par Flambert le 7 avril 924. Le récit de Liutprand relatif à la destruction de Pavie, en dehors de la date, a une couleur extrêmement légendaire. Xous ne savons quel avait été le rôle des habitants de Pavie dans la lutte entre IJodolplie et Bérenger, et si celui-ci pouvait avoir quelque raison de lancer contre eux ses Hongrois.
1. Les Sarrasins d'ailleurs occupaient dès cette époque une partie des défilés des Alpes. Fi.odoard {Aimalex, a. 92;?, lac. cil., p. ;]73) les mentionne à une époque très voisine de celle qui nous occupe.
2. « CoUium .\lpinorum », dit Flodoard. Il ne semble dont pas que ce soit dans l'un des passages de la chaîne elle-même que les alliés aient arrêté les Hongrois.
3. C'est ainsi que nous interprétons le « insequentes praeilicti duces « sternunt ex eis quos reperire potuerunt ». Dom \'aissête croit que les Hongrois s'enfuirent devant Hugues et Rodolphe et cpie ceux-ci, ne les rejoignant que sur les bords du fleuve, exterminèrent ceux qui ne purent passer à temps sur la rive droite.