‹ Le royaume de Provence sous les Carolingiens (855-933?)Chapitre 256 sur 482 · Fiorenzuola d'Arda, au district de Plaisance · texte numérisé non relu

Fiorenzuola d'Arda, au district de Plaisance

12. FLODoAitn, Annales, a. 923, Mon. Germ.. SS., t. III, p. 373: « .\lter « Rodulfus Cisalpiiiae Galliae rcx quam Italici, abjecto rege suo Bcren- « gario, in regnum acceperant, cum ipso Bcrengario contlixit, eumque « devicit, ubi mille (juingenti homines cecidisse dicuntur. » Cf. Ijit- PKA.ND, Antapodosis, I. Il, c. 66, qui donne la date de jour, et Const.\n- Tl.N PoRPiiYKooÉ.NiiTE, De udmin. iinperii, c. 26, p. 116.

13. C'est ce qu'aflirme ('o.vstanti.n PuiU'iivuoc.É.NiiTE. /oc. cit.

218 FlODOLl'IIE II EN ITALIE [923]

tacite semble être intervenu entre lui et Tlérenger, réservant à chacun une partie de l'Italie'. Il est certain en effet que durant les premiers temps du règne de Rodolphe en Italie, Bérenger continuait à être reconnu à Vérone et dans l'ancienne marche frioulaine'. Le roi de Bourgogne, au contraire, dominait dans la plus grande partie de l'Italie septentrionale. Il y comptait parmi ses partisans le marquis Adalbert d'Ivrée% et, après la mort de celui-ci, ses deux fils, Bérenger^ et Anscher^ ainsi que sa veuve, la comtesse Ermengarde, que l'on voit intervenir dans les diplômes". Il en est de même du comte Gislebert^ de Boniface, marquis de Spolète et de Camerino-, bref de tous les instigateurs de la révolte de 922. En 924, l'assassinat de Bérenger, par son tilleul Elambert, paraissait assurer définitivement le triomphe de Rodolphe II, à ce moment occupé à lutter en Provence contre les Hongrois". Mais l'humeur mobile des Italiens ne leur permettait pas de rester longtemps fidèles à un même prince, surtout lorsque celui-ci appartenait à la nation méprisée des P)Ourguignons '". Un parti hostile à Rodolphe II ne tarda pas à se fermer parmi les anciens partisans de celui-ci, autour de Lambert de Milan

1. Ibid. Il ajoute « r,v 3; ô I'oSojXso; {>tJ> Tr;v [JouÀr^v xaî Izvj'j-'.y.'t toj « Bsp'.yyip'. », ce que ne contirme aucune autre source. Le texte de Lnrl'RAND, Anlapodo^is^ 1. II, c. 65. fait allusion à un partage d'opinions plutôt qu'à un partage de territoire, mais l'on peut supposer qu'il s"a[)l)li(iue à une époque antérieure à la bataille de Fiorenzuola, celui de Constantin, au contraire, à une époque postérieure.

2. Il donne en 923 à N'érone un diplôme en faveur de l'évèque de Bellune (BdEHMEU-Mur.in.B, ii" i;>7l; VùwzLU, liai, xticrit. l. V, col. l'ifi).

3. Il intervient dans des dijjlômes du 'i févri(>r et du S décembre 922 ])our l'église de l'arme (B(»';iimeu-Mckiuj5, n"'^ 1490 et ri92; Affu, .s7o/vV« di Parma. t. 1, p. o27 et 328).

4. Diplôme du 18 août 92'i (RunOMM. Nolizie délia sun palria. t. Il, p. 195).

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