Lnri'iiVNU, .\iila/)odosi.'i. 1. 11, c
10. Lu'i'i'lUNU, A)Uapi)do.si.s. 1. Il, c. M: 1. 111, c. 44: 1. \\ c. (>. Les Italiens les accusent d'être grossiers et bavards. C[. la ulose des Crsla Bcren;/., I. il. v. 259.
[9261 LES ITALIENS APITM-FNT HUGUES D'ARLES 219
ot d'Ermengardc; on choisit, pour l'opposer au roi do Bourgogne, Hugues d'Arles, que certaines relations de parenté avec la famille ducale de Toscane pouvaient désigner à ce choix. Hugues n'en était pas, du reste, à sa première tentative sur l'Italie. A une date inconnue et qu'il est bien difficile do déterminer, peut-être en 92.">'. accompagné d'un certain nombre de seigneurs provençaux parmi lesquels son frère Boson et un certain Hugues « Taliafernus », peu facile à identifier', il avait tenté de s'emparer do la couronne au détrimont de Bérenger. Il ne semble pas qu'il y ait eu bataille'; mais ce fut plutôt une répétition de ce qui s'était passé en 002 avec Louis l'Aveugle. Hugues, incapable de lutter, fut contraint de jurer qu'il ne remettrait jamais les pieds en Italie'*, du vivant de Bérenger, etrevinten Provence auprès do Louis TAveugle, mais sans renoncer pour cela à ses ambitieux projets. Ses parents, après la mort de Bérenger, se trouvaient à peu près maîtres de l'Italie du Nord. Sa mère, la comtesse Berthe, mourut, il est vrai, en 925", mais depuis la mort d'Adalbert de Toscane®, le pouvoir de celui-ci avait passé à son fils aîné Gui", c'est-à-dire au frère utérin de Hugues d'Arles. Gui fut, avec
1. Le texte de LirTPRAM), Antapixlnsis. 1. III. c. 12, ne permet pas de préciser la date: « Hic enim et [>eren,i;arii jam nominati rciîis tempore cum « multis in Italiani venerat. >■> C'est doncà une date antérieure au 7 avril 924. Ce n'est pas. d'autre part, tout au commencement de cette année, puisque alors Hugues était auprès de Raoul en Autunois. Constantin PoRPiiYROGÉNiiTE, qui est d'accord avec Liutprand sur le détail du p-rand nombre des compagnons de Hugues (;jLE-:à AaoO ■•/.avoj...) place ces faits après la première campagne de Hodolplie II en Italie (922-92ii). Comme d'après son récit les « trois marquis » marchent à la fois contre Pavie et contre Bérenger, c'est probablement durant l'absence de Rodolphe (mentionnée par Ijctprand, op. ni.. I. Il, c. 67, et qu'il faut d'après la suite des diplômes placer en 923-924), que ces événements ont eu lieu. En 923, en outre, Hugues n'est pas mentionné dans les diplômes de Louis l'Aveugle. Les Mir. Sancii Ajiollindrix. p. 39, parlent aussi d'un passage de Hugues en Italie, mais semblent le rattacher à des événements de l'année 912 ou 913, et ce peut être un voyage tout pacifique ; il ne paraît donc pas devoir être identifie avec f'expédition mentionnée par Liutprdud et Constantin.
2. Co.NSTANTiN PoRiMiYROG., op. ciL, C. 26, p. n6-117, parle de trois marquis(aapxr;'j'.oi) venus de Bourgogne: «rjaav TA où-o'.0'j^'-)y oT 3.\:ci.-çiyjo-j « zai Bdrojv y.a; Où'yojv ô àosÀ^o: toj Botoy ô -popr/J:!; cÙYSVc'aTaTo; ir',';. »
3. « territus est atque 'fugatus », dit LnTJ'KAND. Consta.nti.n Pohl'UvaoGÉNÈTK est plus circonstancié.