‹ Le royaume de Provence sous les Carolingiens (855-933?)Chapitre 259 sur 482 · HUGUES D'ARLES EN ITALIE · texte numérisé non relu

HUGUES D'ARLES EN ITALIE

son frère cadet Lambert', rua des chefs de la révolte contre Rodolphe ^ Sa sœur Ermengarde, veuve du marquis d'Ivrée, jouissait également en Italie, depuis la mort de son mari, d'un pouvoir qui parait avoir été réeP, quelles que réserves que l'on doive faire quant aux anecdotes de Liutprand relatives aux moyens employés par elle pour affermir son autorité''. Hugues devenu roi mentionne d'ailleurs dans plusieurs de ses diplômes l'intervention de « la très illustre comtesse Ermengarde, sa sœur et sa conseillère^ ».

C'est au commencement de l'année 926, que Hugues dut recevoir l'invitation des seigneurs italiens rebelles ^ dirigés par l'archevêque Lambert et vraisemblablement soutenus par le

1. Oui, en 931 ou 932, succéda à Gui dans le duché paternel (Aiitapodosis 1. III, c. 43-47).

2. Selon Fijidoard, An)i., a. 926, ils étaient à la tête des révoltés qui tuèrent Burchard de Souabe, mais Liutprand ne leur attribue aucun rôle et ils ne figurent pas dans les diplômes.

3. « Totius Italiae principatuui obtinebat » {Antapodusis, I. III, c. 7). CoNST.ANTiN PoRPiiVROGÉNiiTi:, op. cit., C 26, p. 118, dit aussi : <J.l-.'% ^i^iOL-O') TO'j 'AoaXoiptoy àvopo; ajTf,; ÈoajiXsJTcv. En 927, la notice d'un

plaid tenu à Pavie paraît faire mettre au nombre de ses vassaux deux comtes (Cor/, ilipl. Lang., n" nx.Mv).

4. A)itapi)(losisA. III. c. 7 et 8. L'évèquc de Crémone est naturellement hostile à la mère de son ennemi Bérenger II. Il faut faire aussi une part aux bruits que les ennemis de Rodolphe II avaient intérêt à faire courir, et qui parvinrent justju'à Flodoard. — Cf. Trog, Rudolf I and II, p. 61, et D.KNDLiKER et MuKLLER, [Jadprand von Crémone, p. 58.

5. Diplômes du 3 septembre 926 (B(»-;iimer-Muehlb, n^ 1373; MrR.\- ToRi, Anl. liai, t. I, p. 411), du 2» juillet 929 {Mon. Ilist. Pair. Charlae, t. I, p. 135), du 26 septembi-e 930 (B(*:iiMER-]\k:EiiLn, n" 1386; MuR\TORr. ihid.. t. H, col. 935), du 29 février 932 (B(»-:iimer-Mueiilh, n" 1387; Aefo, Sloria di Parma. t. Il, p. 338). Cela n'empêcha pas Hugues, un peu plus tard, de se débarrasser des deux tils d'Mrniengarde, Anscher et Gui, devenus gênants. Cf. Ann. Farfenses (i\Ion. Gerin., SS.,t. XII, p. 588) et K(ï':pke et Due.mmler, Otio d. Grosse, p. 112.

Parmi les anciens partisans de Kodolplie 11, Gislebertfut, semble-t-il, l'un de ceux qui suivirent Ermengarde dans sa défection, car il figure dans trois des premiers diplômes du nouveau souverain, du 3 septembre 926, du 12 et du 28 novembre de la même année (B()i:ii.\ier- MuEHLB., n"« 1373, 1374, 1375 ; (j)d. dipl. Lanf/.. n" i)\xi ; Mon. Ilisl. Pair. Chartae, t. I, col. 128; Ca.mpi, Sloria di Piarenza. t. I, p, 483). ("est peut-être de Hugues d'.\rles qu'il reçut le titre de comte jjalatin; il tient en cette qualité, le 14 mai 927, un plaid à Pavie {Cad. dipl. Lang.. n"

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