DCC.X.XIV
(). Selon LujTi'KAM) (Anlnp(j(h)sis. 1. III, c. 12, cf. Constantin Por- Piivi!()(iÉNi:rE, Di' adm. ii/ip.. c. 26, p. 1 17), le message est peu antérieur au départ de Hodol])he II pour la {Bourgogne, suivi dr son l'ctour avec Burchard et de la mort de celui-ci en avril 926. Si Hugues d'.\rles, d'autre part, avait été afjpidé longtemps avant cette date, il ne serait pas arrivé en Italie seulement durant l'été de cette année.
[926] IILC.I'KS n'Alll.KS K.N ITAI.If': 221
pape Jean X'. Rodolphe, à cette nouvelle, se rendit en Bourgogne pour y chercher des renforts et redescendit en Italie, accompagné de son beau-père, Burchard de Souabe-, dont il avait en 922 épousé la fille Berthe'. Le 28 ou le 2i) avril '\ Burchard sortait de Novare pour marcher contre Ivrée. l'un des centres de la révolte ' ; il rencontra les troupes de Gui et de Lambert®, qui lui infligèrent un échec; son cheval tomba dans un fossé\ et le comte fut massacré sur place par les Italiens, exaspérés des insolentes menaces que le Souabe s'était permises à leur égard ^ En apprenant cette mort, Rodolphe qui, sans doute, abandonné par tous les Italiens '\ ne pouvait plus compter que sur les contingents alamans amenés par son beau-père, se hâta de regagner, en traversant les Alpes Pennines, son royaume de Bourgogne jurane'". Pendant ce temps, Hugues s'embarquait en Provence, traversait heureusement la mer thyrrénienne et arrivait à Pise". Là il rencontrait de nouveaux députés des seigneurs italiens, venus pour renouveler leurs assurances de soumission. Un envoyé du pape Jean X se trouvait également dans la ville pour la réception du nouveau souverain. De Pise, Hugues se hâta de se rendre à Pavie pour faire procéder à son élection et y recevoir, le 6 ou 1(^9 juillet, la
1. Il est un des premiers à reconnaître Hugues. Son rôle est indiqué (avec une erreur d'attribution : Jean XI au lieu de Jean X) par la Cliron. Mon. Casinensis (Srripl. Rer. liai., t. IV. p. 33'»).
2. LîL'TPRANi), Anlapndosis. 1. III, c. 13. Burchard était encore en Souabe au commencement de l'année 926. Cf. Ki.onoAiii), AntiaU's, a. 926 {Mon. Genn , SS., t. 111, p. 376) et Waitz, lleinrich, I, p. 84.
3. Ann. Sangallenses, a. 922, Mon. Germ., SS., t. I, p. 78 ; Waitz, op. cit., p. 65.
4. Sur la date de jour, cf. Liber confraternilatum Snncti Galli, éd. Piper, p. 136, et les Nécrologes de Mersebourg et de Reichenau, cités ])ar Waitz, op. cit., p. 84.