LES PROVENÇAUX EN ITALIE
de Hugues, roi d'Italie, ne se raltaclie plus ([u'indirecteiuont à celle du royaume de Provence. Le "nouveau souverain restait cependant en relations avec son pays d'origine où il conservait de vastes domaines et où il devait jouer, à la mort de l'empereur Louis, un rùle important. Il n'est pas douteux d'autre part que l'Italie ne soit devenue un vaste champ d'e.Kploitation pour les transalpins bourguignons et pruvenraux, et en premier lieu pour les parents mêmes du r(»i Hugues. Beson, son frère, abandonna ses comtés d'Arles et d'Avignon pour recevoir la marche de Toscane'. Un cousin de Hugues, Azzo, qui avait passé avec lui les Alpes, reçut des bénéfices en Ombrie'-. Un autre, Thibaut, que l'on a voulu sans preuves rattacher à la famille des vicomtes do Vienne", devint, vers 931, marquis de Spolète et de Camerino'. Il en est de même pour les charges ecclésiastiques. Un parent du roi, Ililduin, évèque de Liège, vient le retrouver en Italie et reçoit de lui l'évèché de Vérone, plus tard l'archevêché de Milan''. Son neveu, Manassé, archevêque d'Arles, arrivait de môme quelques années plus tard, et Hugues, dit énergiquement Liulpraïul, lui donnait >■< en pâture », contre tous les canons, les trois évèchés de Vérone, de Trente et de Mantoue, auxquels il ajoutait le commandement de l'ancienne marche de Frioul^ Hugues chassa également Rimon, abbé de Farfa, pour mettre à sa place un autre de ses neveux, Ratfred'. II en était à peu près de même des innombrables bâtards de Hugues, que celui-ci avait soin de bien pourvoir, donnant à l'un,
1. LiUTPRAM), Antipodosis, 1. 111, c. 47; Maxtever, La marche de Provence, positions, p. .t4. Bo.son parait comme ambaxcifilor dans les diplômes de Hugues, roi d"ltalie. du 17 octobre iKH (J'orsch. :■. d. Ge.srh., t. X, p. 301), du l--- juillet 932 (l5(«-;iiMEU-Mii:iiLii. n" 1389; roiiEi.i.i, Ital. Sacra, t. I,col. 802), du 17 janvier 933 (l5o!;iiMKH-MiEiii,it, n" 1390; MtRATOUr, Ant. liai., t. V, col. 233) et dans un acte sans date (ihid., t. III, col. 63).