MORT DE LOUIS L'AVEUGLE
nombre de chartes postérieures à 028 coutiiiuent, il est vrai, ù être daté(?s des années de l'empire de Louis, de la 28"', de la 29'-, de la 32'' ^ de laiiS*"*. Mais elles n'émanent point de la chancellerie impériale et l'hypothèse qui semble la plus rationnelle est d'admettre que l'on continua, faute de souverain, à dater les chartes privées d'après les années de Louis, même après la mort de celui-ci.
L'on s'explique assez mal les conditions dans lesquelles intervint le traité de 928 ^ De ses clauses, Flodoard ne rapporte qu'une seule, la cession du comté de A'ienne au fils d'Herbert de Vermandois, cession qui ne parait d'ailleurs avoir été suivie d'aucun effet. Or, en 928 il y avait deux fils, au moins, que l'empereur Louis laissait après lui. L'un, Rodolphe, est à peu près inconnu et peut avoir été alors incapable de régner, mais Tautre, Charles-Constantin, comte et maître de Vienne depuis quelques, années, devait avoir atteint Tàge d'homme. S'il n'avait été bâtard, il eût pu sans doute régner et succéder à son père^ Mais de toute façon, il était indispen-
la période des kalendes [de juillet] à celle des nones [de juin]. L'empereur Louis II, mort le 15 août, parait hors de cause. Le nécrologe est malheureusement très concis et bien peu de noms qui y figurent peuvent être avec quelque certitude rapportés à l'époque carolingienne, de sorte que tout ce que l'on peut dire à ce sujet est très conjectural. Aucun autre obituaire ne nous a fourni de mention nécrologique pouvant s'appliquer à Louis l'Aveugle.