‹ Le royaume de Provence sous les Carolingiens (855-933?)Chapitre 270 sur 482 · Carlul. de Saint- André-le- Bas. n · texte numérisé non relu

Carlul. de Saint- André-le- Bas. n

2. Carlul. de Savigmj. n" 14. M. Bernard donne à tort à cet acte la ■date de 928, il compte mal les ans de l'empire de Louis; c'est ainsi que le n" 11, p. 14 de la xvn« année, doit être rapporté à 928 et non

3. Carlul. de Saint-Barnard, n" 147 ; Carlul. de Sainl-André-le- Bas, n" 132. Cet acte et le n" 131 du même cartulaire, cité n. 1, ont beaucoup d'intérêt au point de vue de la question qui nous occupe, parce qu'ils viennent d'un pays où l'on savait compter les ans de l'empire de Louis et où certains actes analogues à ceux-ci sont rédigés par des notaires de .sa chancellerie.

4. Albanès, Grtll. chrisl. novis., p. 42, n. 2. — Il est impossible d'admettre, en présence de la série à peu près continue des actes datés d'après le point de départ 901, que l'on soit parfois arbitrairement revenu au point de départ 890, comme Gingins le proposait contre la charte précitée du cartulaine de Savigny.

5. Peut-être est-il en relations 'avec les conférences venues en 924 dans le pays d'Autun, car on voit Haoul s'avancer tout à coup vers Vienne sans que Flodoard mentionne qu'aucun appel lui eut été adressé par les grands du pays ou par le roi llugues.

6. Les i);Uards, en principe, ne succèdent pas au trône dans la famille carolingienne (Divisio imperii de 817, art. 13-18, P. \'i()Llet, lli>it.

228 TRAITÉ ENTIIÉ IIUGLIKS DARLKS ET RAOUL [928]

sable (ju'il y eût élection et consécration, comme cela avait eu lieu pour Louis lui-même, trente-huit ans auparavant. Or, Hugues d'Arles semble avoir été alors le seul personnage assez iniluent pour faire procéder à une cérémonie de ce genre. Bien que roi d'Italie, il continuait néanmoins à être, par luimôme ou par sa nombreuse et remuante famille, tout j)uissant dans le royaume de Provence. Il faut admettre, du reste, qu'il était entièrement opposé aux intérêts de son cousin Charles, puisque, non content de ne pas mettre au service de celui-ci son pouvoir et son autorité, il en usait encore pour lui enlever même le comté de Vienne. Ce n'est pas d'ailleurs pour lui-même que Hugues voulait garder le titre de roi, car il ne paraît jamais l'avoir pris au nord des Alpes '. Les actes relatifs aux nombreux domaines provençaux dont il dispose en qualité de propriétaire, et non en qualité de souverain ", émanent de lui en tant que roi d'Italie. Aucun titre pris par lui ne peut donner à croire qu'il se considérait comme le successeur de Louis l'Aveugle dans la possession des pays du bassin du Rhône. Dans ces pays, d'autre part, nul acte privé ne parle du règne d'un roi Hugues''. Il parait d'ailleurs être resté peu de temps en Provence après son entrevue avec Raoul etHer])ert. Au mois de novembre, il repassait par Vienne^ puis par Valence, où il faisait une donation au monastère de Saint-Barnard do Ro-

des hiat. polit., t. I. p. 2il-242); mais il y a des exceptions comme Arnulf de Bavière, et, si Hugues d'Aiies l'avait voulu, il est à croire que la bâtardise de Charles-Constantin n'eût pas été un obstacle.

1. Les anciens historiens de la Provence, comme Bouche, l'admettaient, au contraire, ("e dernier cite des monnaies au nom du l'oi Hugues, frappées à Vienne. Mais il serait nécessaire de voir ces monnaies, aujourd'hui inconnues, pour admettre le fait.

2. Ces actes sont assez nombreux. Nous possédons d"abord les deux actes de 928 cités |)lus loin, et en outre :

Vn diplôme du 8 mars 'Xi'i; l'Jiarles de ('Auinj. ii" 'j17;

— — — 2'i juin 936; CaviuL de Saini-Aiidré-lc-BaH. n" 22*.

— — — 25 janv. 945; ScilElouis, Ori;/. Guelfirae, t. 1, p. 70. li. Il faut cependant remarquer (jue, dans tous ses diplômes relatifs

à ses biens provençaux. Hugues })rononce, selon l'usage de tous les .souverains italiens, contre le violateur de l'acte, une amende qui devra être payée moitié à la partie lésée, moitié à la caméra du roi Hugues. Une semblable disposition se coinpreiul mieux dans les actes (Tun souverain que dans ceux d'un grand proi)riétaire, mais elle tigui'e aussi dans le diplôme de 945, à une date à laquellt; le souvei-ain du Viennois était très certainement Conrad le l'aci(i(pie. de sorte que l'on ne ])eut en tirer argument en faveur d'une autorité royale exercée ])ar Hugues en Provence.

Page 1