‹ Le royaume de Provence sous les Carolingiens (855-933?)Chapitre 274 sur 482 · TRAITE ENTP.E HUGUES UARLES ET RODOLPHE II · texte numérisé non relu

TRAITE ENTP.E HUGUES UARLES ET RODOLPHE II

Cet état de choses ne devait pas se prolonger très longtemps. Les Italiens rappelaient Rodolphe II qu'ils avaient chassé en 926. Le roi Hugues, dont la couronne était ainsi menacée, eut recours à un arrangement. Il traita avec le roi de Haute-Bourgogne et, dit Liutprand', « lui céda toute la terre qu'il avait possédée en Gaule avant son avènement et en reçut la promesse que ledit Rodolphe n'entrerait jamais en Italie ».

Ce texte un peu énigmatique ne fait malheureusement connaître avec une précision suffisante ni la date ni l'objet du traité.

Liutprand ne rattache le fait à la série chronologique do son récit que par ces termes vagues « Jtis fctnporibus »... Les derniers événements qu'il vient de raconter^ sont relatifs à l'histoire de la marche de Toscane. Celle-ci avait été enlevée à Lambert, frère de Gui, et donnée au propre frère de Hugues d'Arles, l'ancien comte de Provence, Boson. Celui-ci parait pour la première fois avec le titre de marquis dans un diplôme du 17 octobre 931 ■'. C'est donc à une époque un peu postérieure à celle-ci que l'on devrait placer la date du traité. Mais d'autre part Liutprand, qui ne suit pas toujours dans ses récits un ordre chronologique rigoureux, a consacré les chapitres précédents du même livre' au récit des relations de Hugues d'Arles avec Marozie et le patrice Albéric, jusqu'au moment où une révolte des Romains, fomentée par ce dernier, chassa de Rome le roi et sa maîtresse Marozie. Ces événements se placent également en 931 ' et en 932. Au début de l'année 933. en effet, les envoyés de l'église de Reims à Rome, en rapportant le pnllium à l'archevêque Artaud, rapportèrent également la nouvelle que Hugues était expulsé de Rome". C'est de ces

raison, de celui qui suivit '.i28. Il y a. en (^ffct, divers actes où paraissent comme dans celui-ci la danic Hiliclt et le notaire Kldebert, dont l'un est certainement de •)28 {Charles de Cluni/, n" 358; Kldebei't et Bernard sont deux notaires viennois qui rédigent plusieurs actes des dernières années de Louis l'Aveugle : Cartul.de Saint-Andrc-le-Bas, n"^ 127, 129, 13'i, 139).

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