‹ Le royaume de Provence sous les Carolingiens (855-933?)Chapitre 277 sur 482 · Manteyek, La marche de Provence, positions, p · texte numérisé non relu

Manteyek, La marche de Provence, positions, p

2. Donation à Cluny des domaines de Savigneu et d".\nibrey; C/iarlc.s de (lluni/, n" 417.

3. Corlul. de Saiiil-Andrr-le Bas. n" 22*; Mn.i.E. I/isl. île noin-goi/iie, t. m, p. 336.

'i. Ces domaines provençaux passèrent après la mort de Hugues à sa nièce Herthe et sont énumérés dans le lestanu'nt de celle-ci (I/ist. de l.cuifiuednr, t. V, n" .\cn).

5. Ma.ntevkiî. 1.(1 iiifirr/u' i/e Provence, Ihèse nisc, p. 8-9.

SITIATIO.N l'(II,ITlnlK Ul' VIVAHAIS KT DK L'CZÈGF: 233

C'est ce changement do seignenr qui marque la fin de Thistoire proprement dite du royaume de Provence.

Il convient maintenant de jeler un coup d'œil sur la situation politique des divers pays jadis soumis à Louis l'Aveugle, durant les quelques années (jui suivirent le traité de 933.

Nous n'avons pas de texte qui puisse permettre de supposer que la prise de possession par Rodolphe II des yvr/^// provençaux ait souffert quelque difficulté, mais il n'en est peut-être pas de même de tous les autres territoires qui avaient jadis dépendu du royaume do Provence. Raoul, en effet, puis Louis IV d'Outremer, semblent avoir cherché à partager avec les Rodolphiens l'héritage de lîoson. 11 en est ainsi n:iênie du Viennois sur lequel les rois français pouvaient élever des prétentions tant en vertu de la cession faite par Hugues au fils d'Herbert de Yermandois que de la reconnaissance de leur, autorité par Charles-Constantin.

I. Pays de la kive ORorrE du Rhône. — On a cru que, dès la mort de Louis l'Aveugle, ou du moins dès le traité conclu entre Hugues d'Arles et Rodolphe II, le Vivarais et l'Uzège avaient cessé de faire partie du royaume de Provence pour passer à la maison de Toulouse « (jui reconnaissait les rois de France aussi bien ({ue les prélats et les seigneurs du pays* ». Il est certain que, dès le temps de Louis d'Outremer, le diocèse d'Uzès faisait partie du royaume du Carolingien français" et il semble qu'il en ait été de même, momentanément du moins, du Vivarais'. Mais tandis que l'Uzège, séparé de la Provence pour la première fois depuis le vi° siècle, continuait à se rattacher au royaume de France, le Vivarais ne devait pas demeurer bien longtemps soustrait à l'autorité des rois de Bourgogne. Ceux-ci, dès le temps de Conrad le Pacifique'*, étaient de nouveau maîtres du pays, sur lequel ils devaient

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