‹ Le royaume de Provence sous les Carolingiens (855-933?)Chapitre 276 sur 482 · CONDITIONS DU TRAITÉ · texte numérisé non relu

CONDITIONS DU TRAITÉ

mots « 07nnem tcrram quam in Gallia tenuit w semblent donc s'appliquer surtout à la Provence ou plus exactement à l'espèce d'autorité supérieure dont Hugues avait été investi sur tous les comtes de cette région. Son frère Boson ayant, antérieurement à cette époque, abandonné ses comtés d'Arles et d'Avignon, le principal personnage du pays était alors un autre Boson, le frère du roi Raoul, le mari de Berthe, nièce du roi Hugues. Pendant une période d'une quarantaine d'années, à la suite de la cession, le marquisat demeura vacant \ Il semble bien qu'il y ait quelque lien entre ces deux événements et ce que Hugues céda, c'étaient les droits et les pi'érogatives qui faisaient de lui le « comte des Provençaux ». Il ne faut pas, en effet, prendre à la lettre les expressions do Liutprand et croire que Hugues céda « sa terre », à Rodolphe II. Il semble bien au contraire qu'il ne lui ait cédé que son pouvoir et son autorité, en conservant ses vastes possessions terriennes, du moins colles qui lui appartenaient en })rupre. Il continue à disposer librement, du vivant des souverains auxquels il a transmis ses droits, de domaines sis en Lyonnais', en Viennois'', et dans les pogi plus proprement provençaux de Fréjus, de Riez, de Gap, de Vaison, d'Apt, d'Orange et de Die\ L'on pourrait en somme prendre le contre-pied de ce qu'avance Liutprand et délinir ainsi le traité de 933: Hugues garda ses terres, mais céda « l'autorité royale vacante depuis 928 et tous les droits découlant de la souveraineté, notamment le domaine public, le fisc, la garde des églises, la disposition des fiefs vacants... et les comtes qui, dans le pays cédé, se trouvaient en possession d'un comté changèrent de seigneur^ ».

ment, mais en 933 il ne la lenail pas. Il céda cependant des droits on tout au moins des prétentions sur Vienne. Il avait déjà en 928 disposé une première fois de la ville au détriment de Cliarles-Constantin. il pouvait encore le faire en 933, et c'est ce qui explique l'autorité dont les rois de Bourgogne ont joui à une épocjne un ])eu postérieure sur Vienne et sur le comte Charles.

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