Atlas liùt.. texte, p. 7i
2. Les historiens de la Bourgogne, naturellement : I\\K\niN (Ann. fie Bnurçiogne. Lyon. 156(), in-fol.) ; A. Dr CHESNb; (Ilist. des roijs. durs pt comtes de Bourijo;/ne et dWrIes. Paris, 1619, in-4) ; I). Plvncheu (Ilist. générale et particulière de /iourgor/ne. Dijon. IT."!!). in-fol), considèrent ces personnages comme des rois de IJourgogne, y compris Charles. Ceux de la Provence, au contraire, C de Notre-Dame, Bouche. Papon (I/ist. générale de Provence. Paris, 1777, 3 vol. in-V) disent « royaume de Provence ». (^uant à l'expression « royaume d'Arles » on la ren(5ontre aussi quehiuefois. notamment chez (VVAbène (De regno Burgundiae Transjuranae el Arelalis. Lyon, 1602, in-'i) et chez Bonis (La rogalle couronne des roys d\[rles. Avignon, 16'il, in-'i); Fantoni CASTiifcci, Ilisl. délia Cilla di Avinione, p. n, parle de la question comme étant discutée.
3. Parmi les plus récents. Diemmleu, Oslfr. Reicli. 1. 111, Register. v" « Boso » et « Ludwig ». .\. Ghîv, Annuaire de V Ecole des Ûaules- Eludes, 1896, p. 55.
'i. M. Beiînmu). Inceriilude de la chronologie au Mogcn âge (dans le
2S-2 .. UOYACMI': I>K l'IlON KNCi: » Kl' ■• l'.DY.UMK DK IJOUUGOGNK "
et s"a|)pliq.uc |)i()preiueiil aii\ paxs provciiaiil de riiéritage de Rodolphe le l^'ainéanl cl soumis aux empereurs i;ermaiiu|iies. C'est à eux aussi que eonvieiit seulement le nom de royaume d'Arles et de Vienne, eonsaeré i)ar le beau livre de M. P. Fournier'. Quant au terme de Gaule Cisulpine, (|ue Ton trouve empIo\ée pour désigner soit le royaume de Provence -, soitrétal formé de la réunion de celui-ei el de la Bourgogne ^ nous ne trouverions aucun avantage à I enter de ladopler. Il est le plus souvent une réminiscence de ranti(|uité elassicpu', une expression recherchée de (pielques écrivains, et s'il ligure à la lin du ix*^ siècle dans un documeni oriieiel ', c'est, semble-t-il, avec un sens un peu vague. .Nous ne discuterons donc (|ue la (piestion (]ui se pose entre les deux e\i)ressions : rot//iiiine de Provence, et roijaiime Je lioiirtjofjne ou de Boar- (jixjnc cisjurnne.
Il est ceilaiii (pie imus ignorons eomplelemenl le litre (jue prenait lioson. Nous ne savons même s'il en prenait un, l'usage des souverains carolingiens n'étant pas, comnu^ Ton sait, de spéciti(>r dans leurs actes le nom du pa\ s sur leipiel ils régneid. l'n «liplonie lui donne, il est vi-ai, le litre, Iresohscur d'à il leurs, de « roi des Hurgondes et des Ausounes» ", mais cet acte est un [au \ du \i'' siècle. In di|)lônu' de Louis l'Aveugle est daté hiuio .serniu/o re</iuinle Liidovico re^e in Burgundin sen Provincia''. Il laissei'ail donc la (luestion dans le doute et de plus il est très vraisemhlahle (pie ces mots, cpii ne se rencontrent dans aucun autre diplôme de Louis, sont une addition due au scril)(> (pii, sous la direction de saint Hugues, compila au \i' siècle le carlulaire de l'église de (irenohie. Quant aux acies privés, (jui portent |);u'fois des désignations ethni(pies ou géogi'aphi(|ucs
Ca/jiitel liisl., t. XII, p. o05) remarque avec raison (juc l'on ne trouve jamais, dans les documents du moyen Age l'expression /{ex Arelatriisis. employée pour désif^ner même Conrad le Pacilicpie ôii Uodolplie lit.
1. Le t'oi/ain/ie d'Arles et de Vienne. Paris, 1890, in-8". Le nom de Hex VVcyme^sî'.s'estquehpiefois appliqué aux deux derniers Rodolpliiens, mais l'expression de « roi de Vienne» conviendrait aux Bosonides comme à eux. Cependant, elle n'est pas usitée et nous ne ci'oyons pas ipf il y ait lieu de chercher à la mettre en usage.
2. Lettre irtlincaiar au comte Cirard ((.'f. supra, p. 26-27).
:>. Four hoilolphe II. cf. Kloooauu, Ann., a. ');J7. Mon. (ierni., SS., t. m, ]). 385: jjour Conrad le Pacifique, ihid.. a. •)'»(>, p. 39.'{.
'^. Les actes du concile de Valence (lîouiTiiîs-Kit \iisi-;, Capilidaire, t. Il, p. :!7(')).
5. Ilhl. lie Fr.. t. IX, ]). ')72 ; cf. siiprn. ]). l'.lS. u" 2.
ù. (Àirtid. (le Cn-Uidde. éd. .Mmuon. p. 72,
.. R(»V.\L'MI': DK l'P.dVKNCI-; .. Kï ,. KdVAlMi; |)|; [IdllUJOCNM „ s-23
accolées au nom des rois iSodolphieiis. ils ne piôsenlenl rien (Tanalogue pour Charles, pour Hoson ou pour son (ils. Les sources narratives, au contraire, son! toutes à peu près d accord. lors(|u"elles mentionnent le fils de Lothaire 11, pour lui donner le litre de rcx Proi'inci.ic ', ou pour désigner par les expressions Provinci.i, Prorinciae rei/niim, les pays (|ui lui sont soinnis. Il en est ainsi nolaniment de Prudence de Troyes *, d'Iliiu-niar '. d'André de Heri,^inie '^ (|ui pouvaient savoir quel était le titre en (pichpie sorle ofiiciel donné au jeune prince à la cour de son «»n(le Charles le Chauve, ou de son frère, l'empereur Louis 11. Ilincmar. d'autre piirl. en s'adressani aux évèques de Charles le.leune pour leur demander de faire respecter les biens de saint llémi siliiés dans le ro\aiMne de ce dernier, emploie pour le dési<iner les expressions de Provincia ', Prorincia Cisidpinn^, alors que nous savons par une autre lettre (|ue ces biens s'étendaient dans les comtés de Vienne et d'Aix''. Le litre de rex Barçjundiae est, il est vrai, donné à ce même prince par deux textes annalisli(|ues de la région du nord \ mais en somme on peut dire que chez les conlempoj-ains le titre de rcx Proviiuute appliqué à Charles est à peu prés const;ud. Il en est de juéme en général chez tous les ehi-oni<nieurs du moyen âge, chez Réginon'-', (|ui est presque un con[em[>orain, chez Hugues de Flavigny "', chez Ôtton de Freysingen*', chez Aubri de Trois-Fontaiues'- (pii emploie, d'après Otton de Freysingen, le t(M'me de Provincia, nuus aussi (luchiues lignes plus bas celui de Ihinjundiu, en rattrihucuit à Cui
1. Il est d'ailleurs appelé Charles de Pntvoicr par ceux mêmes qui adoptent en général l'expression de Ii(>;/aumc il e Bon.rfjvfjne.
2. Ann. Berlin., p. 45: « Karlus vero Provinciam optineret. »
'S. Ann. Berlin., a. 863, p. 61 : « Karolus... rex l'rovinciae. . . mo- « ritur. »
'i. André de Berg., IIi.'<t., c. 7 (Srripl. fier, fan;/., p. 226). Cf. Erciiempert, Hi.^l. Lanrj.. c. 19, ih., p. 2'iC
5. Lettre à lioland d'Arles. PYoddakd, llial. Hem. EccL, \\\, c. 21 {Mm. Gerni., S.S\, t. XIII, p. 514; Sciidiis, Be<j., n" 227).