MÉCONTENTEMENT DES FRÈRES DE CHARLES
breux pour que l'on puisse, surtout en l'absence de tout autre document, établir l'itinéraire de Charles, mais ils fournissent néanmoins une indication. On pourrait peut-être, d'ailleurs, voir dans ce fait une conséquence de la régence exercée par le duc de Lyon, Girard, désireux de pouvoir conserver son pupille autant que possible près de lui, en même temps que lui-même surveillait la frontière la plus menacée par les entreprises de Charles le Chauve et des frères aînés du roi de Provence.
Que ce dernier en effet fût hors d'état de gouverner en raison de son jeune âge ou en raison de son état de santé, son royaume avait grand besoin d'un homme énergique capable de le protéger contre les convoitises de ses voisins. L'empereur Louis se plaignait de son lot^ et trouvait que, l'Italie lui ayant été donnée par son aïeul Louis le Pieux", il aurait eu droit encore à une fraction supplémentaire de l'héritage paternel ^ Il adressa dans ce sens des réclamations à ses oncles*, mais ceux-ci, occupés, l'un contre les Slaves^ l'autre contre les Aquitains et les seigneurs rebelles ^ avaient de bien autres soucis, qui les empêchaient de répondre à cet appel. Nous ignorons quelle fut d'autre part l'attitude de Charles de Provence et de Lothaire II vis-à-vis des réclamations de l'empereur Louis II, mais les relations de ce dernier avec ses deux frères semblent n'avoir eu alors rien d'amical, car le