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6. Loui' DE Ferrœres, Lettre, 28 (éd. Uesdevises, n" xiv). M. de
On a dit' que sa femme se nommait Berthe, et Ton reproduit encore quelquefois ce renseignement-, mais il ne paraît pas exister de texte ancien qui appuie cette affirmation ^ Celle-ci provient très vraisemblablement d'une confusion entre le gendre de Pépin et Girard « de Roussillon ». L'identification des deux personnages, qui rattacherait le régent de Provence à la maison royale carolingienne, a en effet été proposée par divers érudits des deux derniers siècles, notamment par Ménestrier^, lion. Bouche ' et le P. Anselme ^.
A cette identification on a répondu en objectant que Girard, gendre de Pépin d'Aquitaine, avait été tué à Fontenoy le '2b juin 841. C'est du moins ce que les érudits affirment depuis Baluze^ en citant les uns après les autres le chapitre 16 du IIP livre de la Chronique d'Adémar de Chabannes.
En réalité le passage allégué ne parait pas figurer dans le texte original d'Adémar\ mais on le trouve dans le texte donné par Labbe'. Or celui-ci a fait son édition d'après un manuscrit remanié'" et de plus il a corrigé son texte par conjecture comme il est aisé de s'en rendre compte en rapprochant les deux leçons.
Labbe, Bihl. Nova Mss., t. II, B.NaL, Ms. Lat. 5296, f" 1 1 S v\
p. 161 ; Hisl. de Fr., t. VII, p. 25. « Et in supradicto prelio occisis
« In supradicto praelio occisis « Raterio et Girardo quicumque
« Raterio et Girardo qui uterque « erat génère Arvernis extitit
« erat gonerPipini, Arvernis ex- « Willelmus comes Lemovice
« titit Willernus comes Lemo- « vero Raimundus'^ » « vicae vero Raimundus. »
Lasteyrie, Hist. des comtes et vicomtes de Limoges, p. 22-24, croit que Girard n'était point comte « de » Limoges ni « de » Clermont, mais y était à la tête d'une division purement militaire.