miÀiotheca Nova, Mss , t. II, p
10. iMs. C. du classement de M. Chavanon {hUrod., p. xx etxxvilt); M. Lair, Etudes crilit/ues sur divers textes des A'" et XI' siècles, t. 11, p. 111-112, llistoria d'Adémar de (Ihabanee, considère ce texte comme émanant d'Adémar lui-même.
11. M. Chavanon n'a pas cru devoir reproduire en note ce passage.
LES COMTKS GIl'.Ani» SOIS CIIAIU.RS I.K CUAIIVK 203
L'on n'a donc, pour Cairo mourir à Fonlonoy un comte (liiard, qu'un texte très postérieur, celui du remaniement d'Adémar de Chahannes. L'hypotlièse (|ue ce comte tué en Mil aurai! été leuendre de l\'pin 1", ne s'appuie que sur la correction conjecturale de I.aithe. On pourrait à la rigueur considérer celle-ci comme inutile, en interprétant les mots « quiciinque ernt génère » par « (pii l'un et l'autre étaient de noble race », — ou en suppléant el avant r/j;/cun(/ue, avec une ponctuation forte après (/encre.
En outre on a fait de (iii-ard, gendre de Pépin, un comte d'Auvergne ou de Clermont, ayant eu pour successeur dans ce comté son frère Guillaume, lequel aurait été l'aïeul de Bernard Plantevelue'. Mais le lien de parenté entre ce Guillaume et Girard n'est également connu (|ue par un passage du remaniement d'Adémai-.
On peut cependant afiirmer que les vraisemldances sont en faveur de l'opinion (|ui distingue Girard de Limoges el le régent de Provence.
cl. Le remaniement peut avoir une valeur histori<|ut' cl la conjecture de Labbe n'est pas inacceptable ^
h. Si Bertbe, femme de Girard « de Roussillon » avait été de race royale, son épitapbe et même la légende en auraient sans doute conservé le souvenir '.
c. Girard de Limoges fut, en 840, partisan de Charles le Chauve. Son homonyme de Vienne paraît avoir été toujours dévoué h Lotliaire, et en cette même année 840 combattait, en (pialité de comte de Paris, le roi (pie soutenait le gendre de Pépin *.
i; 2. GnUlil) COMTI- DE BoLIRtiES.
On est également assez mal renseigné sur sa vie. Mais bien (pie l'identification avec le comte de Vienne ait été proposée par D. Vaissète\ par Schœpflin^, par M. de Terrebasse^, elle semble assez inadmissible. Eji effet, ainsi que l'a remarqué M. Longnon^ Charles
1. Mabu^le, Roijaume d'Aquitaine, p. 17. La lettre de Loup de Vevrières semble cependant contraire à cette hypothèse.