Cf. .supi'a, p
4. Vita Sergii II papae, c. xiv {Liber Pontiflcalis, éd. Duchesne, t. II, p. 80-81). Il s'agit bien d'un comte italien, car ce personnage est mentionné au milieu d'une série d'évêques et d'autres comtes, tels qu'Adalgis de Bénévent, appartenant certainement au royaume de Louis II. — Dmemmi.er (Oslfr. He.ich, t. II, p. 5, n. 2) considère cette mention comme devant s'applitiuor plutôt au père d'tlubert.
5. L'identification du beau-père de Boson est assez doutea,se. Due.mmler {Ostff. Heieh. t. Il, p. 17) parle sans préciser d'un Matfrid auquel Lothaire II donna en 843 l'abbaye de Saint-Vaast d'Arras. Sciircers {llinkmnr, p. 206) en fait un conite italien. M. Parisot {op. cit., p. 165, u. 4 et p. 500, n. 3) se prononce pour Matfrid (11), fils (le Matfrid (I), comte d'Orléans, dont Kngeltrude serait ainsi la petite-fille.
Le comte d'Orléans, auquel l'évèquede cette ville. Jouas, dédia vei's 825 son livre de Imlilutione Inïcali (n'AcuERV. Spicilegiuin, in-ful., t. 1, p. 258), se signala dans les guerres civiles comme l'un des partisans les plus dévoués de Lothaire (Nituaru, liintor.. I. I, c. 3-5 ; Ann. Jh-rtin., a. 834, p. 9). Il fut en 828 privé de .ses bénéfices à l'assemblée il'Aix-la-ChapelIe {Vila llludovici. c. 41-42; Mon. (ierm., SS., i. Il, }). 632; Ann. rer/ni Francorum. éd. Kurze, p. 174; BoRETUis-KRArsi:, t. Il, p. 10) et niourut en 836 (Tue(;\n, ///.s7., c. 55;'SN.. t. II. p. 602). Les dates, quoi ipfon en ait dit (cf. Parisut. oji. cil., p. 165, n. 4), ne
BOSON, MAIU U'ENGELTRUUE 209
une femme nommée Eiigellnide, fîllc iliiii comte Malfrid (iiii nous paraît devoir être identifié avec le comte dOrléans de ce nom.
s'opposent donc pas à ce que ce personnage ait été le père d'Engeltrude. laquelle commença, en 856 ou 857, ses courses vagabondes. Celle-ci aurait hérité de son père les domaines sis dans les pays rtiénans, au sujet desquels Jean VIII écrivait en 878 au roi Louis, fils du Germanique et à l'archevêque Liutbert de Mayence (Jaffé, n"^ 3211 et 3267) les deux lettres dont nous avons déjà parlé (cf. supra, p. 87).
D'autre part, nous rencontrons un Matfrid comte et possesseur de grands biens dans les pays de Juliers, de Ziilpich, de l'Kifel. mentionné dans de nombreux diplômes de 843 à 867 (BcEii.MEH-MrEiii.BAriiEH, n«^^ 1075. 1079, 1080, 1098, 12'i5, 1253 et 1280), DrEM.Ml.ER (Oslfr. Beich. t. I, p. 119) et Pauisot {lac. cit.) en ont fait non sans vraisemblance le fils du précédent. On peut remanjuer d'ailleurs, en faveur de Topinion qui le rattache ainsi, par son père, au royaume de l'Ouest, que plusieurs des diplômes dans lesquels il intervient sont relatifs à l'abbaye de Saint-Denis. Or, ce fidèle de Lothaire 11, encore vivant en 867, ne peut avoir été le père d'Engeltrude. qui est dit défunt en 863 dans le canon IV des actes du concile de Rome (.ln/^ liei'lin.. a. 863. p. 63). Il faudrait donc dédoubler le second des comtes Matfrid dont nous venons de parler, ce à quoi semble s'opposer la série assez continue des mentions relatives à ce personnage. iS'ous considérons comme plus vraisemblable d'admettre qu'Engeltrude était fille du comte d'Orléans, sœur par conséquent du second comte Matfrid, ayant comme lui recueilli dans la succession paternelle des biens sis dans les pays rhénans.
M. Parisot, op. cit., p. 164 et p. 500, n. 3, d'après Khi'ec.ek, Die Ursprung des Hanses Lolhringcn-IJabsburg, p. 8-10, avait, au contraire, fait d'Engeltrude la petite-fille du comte d'Orléans. On peut résumer son système dans le tableau suivant :
? Ava
Matfrid L
ép.
comte d'Orléans
Hugues.
comte de Tours.
Matfrid H,
Lothaire I ép. Ermenganle.
comte dans les pays
Lothaire IL
rhénans.
1 1 itfiid 111. Engeltrude ép. Boson.
deu.x filles.
Nous proposons, au contraire, la généalogie suivante
Boson L Matfrid 1,
comte d'Orléans