III I
Lothaire II ép. Tlientberge. Boson ép. Eng>>|trude. Matfrid II.
I comte
deux filles. dans les pays
rhénans.
.Matfrid 111.
300 BOSON, MARI IJ'ENGELTHUDE [S:j7-860]
Mais celle-ci, en 856 ou 857 ', Tabandonna pour courir le monde en compagnie d'un amant, un de ses vassaux du nom de Wangier^ Elle quitta l'Italie et se rendit très probablement dans les états de Charles le Chauve, où il semble qu'elle ait séjourné au moins quehpie femps avant de gagner ceux de Lothaire lï •'. Si en eifct en 859 les évèques, réunis à Savonnières, prés de Toid, s'occupércni de la fugitive*, si, en février 860, il en fut de même à Aix où les prélats lorrains s'étaient réunis pour examiner l'affaire d'Engeltrude % le roi de la France occidentale paraît avoir momentanément aussi reçu dans son royaume l'épouse infidèle du comte Boson''.
Remarquons que Matfrid II avait également des bénéfices dans le voisinage de l'Italie, car il avait reçu de l'empereur Lothaire la Valtoline, enlevée à l'abbaye de Saint-Denis, au cours des guerres civiles (Tardif, Cartons des Bois, n" 168). Ce fait esta rapprocher du mariage de sa sœur avec un comte italien, et peut être cité comme une nouvelle preuve de la diffusion des familles d'origine austrasienne sur tous les points de l'empire franc. Quant à Matfrid III, nous le considérons comme étant celui qui disputa plus tard aux filles d'Engeltrude, dont il était le parent, l'héritage de leur mère (Jaffé, n" 3168 ; Migne, t. CXXVl, p. 787. Dans ce texte, il est dit proximus d'Engeltrude et eognatus de ses filles). C'est par une confusion entre les noms Matfridus et Mngnifredus, que M. Baiidi di Vi:sme (/ conti di Fi"rona,dans le Nnovo Archivio Vetielo. t. XI. p. 267) a voulu rattacher Engeltrude, dont il donne une histoire fort mcomplète, à la famille des comtes Mainfroi de Lodi et de Turin.
1. Cette date approximative se déduit des expressions employées en 863 par Nicolas I dans sa lettre aux évèques de Gaule (.Jaffe, n» 2748, Anii. Berlin., p. 65. Anv. Fiild., p. 59) : « Ecce jam perseptem circiter « annos bac atque illac vagabunda discurrit. » Cela concorde avec les indications d'ilincmar (De divortio Lotharii, p. 671), d'après lequel, à la date de 860, Engeltrude aurait quitté son mari « circiter per trien- « nium». M.Pauisot, op. cit., p. 170, se prononce pour l'année 857-8r)S. Dès 858, une sorte de circulaire du pape Benoit III enjoint à l'empereur, aux rois et aux évèques, de contraindre la fugitive à revenir auprès de son époux (.Jaffé, n" 2673).
2. Son nom se trouve dans Réginon, Chronique, a. 866, p. 8i. La lettre de Benoit 111, citée à la note pi'écèdente, dit simplement « cum « adultero transmigraverit », sans donner de nom. Cf. Mansi, t. XV, p. 33't.
3. M. SciiH(*:us, liiukitiar. ]). 206 et M. PviusdT, op. cit., p. 165, n. 8, admettent, au contraire, qu'elle se réfugia sur-le-chani}) dans le royaume de Lorraine, mais les textes que nous citons plus loin nous semblent s'opposer à cette manière de voir.
'i. HiNC.MAR, Dedivorlio Lotharii, interr. X.XII, p. 676.