‹ Le royaume de Provence sous les Carolingiens (855-933?)Chapitre 354 sur 482 · RÉGINON, Chronique, toc. cil · texte numérisé non relu

RÉGINON, Chronique, toc. cil

8. Ihi(L. p. 85. Réginon utilise une lettre d'.\rsène, ce qui est encore une marque de la connexité qui existait entre les deux affaires d'Engeltrude et de Waldrade, puisque c'est une collection canonique relative au divorce do Lothaire II que l'abbé de Priim a eu entre les mains pour composer sa chronique.

l'ouPARiuN. Royaume de Provenre. 20

306 ROSON, MARI DENGELTRUDE [860-874]

manique ', pendant (jue révèqne déçu lançait contre elle nn nouvel anathème-.

Quant à son mari, on ne le voit plus agir en cette circonstance comme il l'avait fait en 860. En 867 une lettre de Nicolas I" montre qu'il n'avait pas encore pu décider Engeltrude à venir reprendre sa place auprès de lui^ Il restait d'ailleurs établi en Italie et y jouait un certain rôle, car il faut très vraisemblablement l'identitier avec l'un des généraux de l'empereur Louis II mentionnés en 871 \ A cette date 20,000 Sarrasins venaient de débarquer sur les côtes de Bénévent ; l'empereur envoya contre eux des troupes franques et lombardes commandées par Unrocb, marquis de Frioul, par un certain Agefrid, et par Boson. Les cbrétiens remportèrent une victoire complète et la plupart des Sarrasins périrent sous leurs coups ou dans les eaux du Vulturne^ On perd ensuite quelque temps de vue le personnage, mais c'est lui sans doute qu'il faut reconnaître dans le comte Boson, missus impérial, qui préside avec Ansbert, archevêque de Milan, un plaid tenu dans cette ville le 28 décembre 874 ^ Il était mort avant 878". Engeltrude, à cette époque, avait très probablement aussi cessé de vivre ^ et leurs filles dispvitaient leur héritage aux prétentions d'un comte Matfrid, leur cousin", et d'un certain bâtard Gotfrid'", dont la filiation est inconnue.

1. C'est ce qui résulte de la lettre de Nicolas I'^'" citée plus bas. Si Engeltrude était repoussée par Cliarles le Chauve, si elle craignait de voir Lothaire II l'abandonner, les Etats de Louis le Germanique étaient en effet les seuls où elle pût espérer trouver un abri.

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