‹ Le royaume de Provence sous les Carolingiens (855-933?)Chapitre 39 sur 482 · Ann. Berlin., a. 855, p · texte numérisé non relu

Ann. Berlin., a. 855, p

2. Cf. HiNC.MAH, de Divortio Hlotharii, Migne, t. CXXV, col. 636.

8. C'est, en effet, peu après cette cession que Lothaire réunit le second synode d'Aix pour reviser l'affaire de Theutberge, une première fois déclarée innocente. Les actes du synode le déclarent tenu « decer- « nentibus gloriosis regibus Hludovico, /varo/o atque Lothario juniore » {Mon. Germ., Leges, t. II, p. 'i67). Ce Charles paraît être Charles le ("liauve plutôt que le roi de Provence, car le nom û.e Hluilovicux désigne Louis le Germanique. Un évéque provençal, llilduin d'Avignon, assiste cependant à rassemblée, comme, du reste, deux prélats du royaume de l'Ouest, Hildegaire de Meaux et Wenilon de Rouen.

4. Ann. Berlin., a. 85*», p. 53. La cession a été rapprochée par Wenck et par Dijkmmleiî (O.'ilfr. Beicli. t. H, ]). 10) du voyage de Lothaire en Italie. Prudence l'indique comme l'un des derniers événements de l'année. l']lle e<i certainement de la deuxième moitié de 859, car un diplôme de Lothaire du 17 juin le montre encore en possession du diocèse de (lenève {Hei/. Cenev... n" .\cn, p. 28). Les éditeurs du Beçi. (îeiievoiH (il" .\ciil) et M. Piin.il'ON {Ann. Soc. h'mul. Ain, 1897, ]). 260), contestent à tort la réalité de la cession. Celle-ci fut bien suivie d'effet, puisque c'est en combattant les troupes impériales que fut tué le comte Hubert. Aussi M. Philipon est-il ol)ligé de supposer plusieurs rétrocessions. Le seul argument sérieux contre la réalité de la cession se tirait d'une charte du (^artul. de Lausanne {Ment. Snis.sc Itinnande. t. \'I.

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Aucun texte ne mentionne la présence du régent Girard ù coté de son pupille dans le nord de la Gaule. La situation du royaume de Provence aurait été, du reste, peu favorable à coite absence de son défenseur. Cette même année 859, des pirates danois avaient contourné l'Espagne et franchi le détroit de Gibraltar', en pillant sur leur passage les côtes de la péninsule et celles des Baléares-, malgré la résistance des chrétiens de Galice^ et celle des musulmans, qui leur intligèrent plusieurs défaites sur mer'. Ils parvinrent ainsi jusqu'au littoral de la Gaule et ravagèrent une partie du Bas-Languedoc et du ]vOussillon% notamment le monastère d'Arles en Vallespir^ puis enfin atteignirent la côte de Provence et pénétrèrent dans le Rhône \ Ils remontèrent le fleuve en dévastant le pays sur

p. 203), datée de la mif année du roi I.othaire, niais il faut vraisemblablement la rapporter au règne, de Lothaire I; cf. Pahisot, op. cit., p. lo4, n. 5. I.e Pipiucensis romilatus répondit plus tard au comté de lîartren comme l'ont montré Tiîolmllat (Mon. pour Vliist. de l'évèchc de Bàle, t. I, p. 112, 120, 134. 152) et, d'après lui, M. Philipon.

1. Ann. Berlin., a. 859, p. 51. Ermentarius, Trnndalio S. FiUberti (Mon.Germ., SS., t. X\', 302, à tort à Tannée 857) : DrE.MMi.ER, Osifr. lieich., t. H, p. 29.

2. Chron. Srbnstiani. c. 2() (Eapcuui Sagrada. t. XIII, p. 492 et dans Kruse, Chvonicon Normrtunnrum Variiigo-Ru.ssonnn, p. 256).

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