‹ Le royaume de Provence sous les Carolingiens (855-933?)Chapitre 394 sur 482 · Argenteuil, Yonne, arr. Tonnerre, canton Ancy-le-Franc · texte numérisé non relu

Argenteuil, Yonne, arr. Tonnerre, canton Ancy-le-Franc

4. « Caesa quamplurima multitude » (Chron. Benueiise. ibid.).

5. Chron. Besueiise. loc. cil., Ann. Be.wenses, Mon. Germ., SS., t. II, p. 248. — Les Ann. Sancti Benir/ni Divisioncnsis donnent la date de jour {Mon. Germ., SS.,t. III, p. 40). C'est en 886 ([ue l'on trouve la première mention, semble-t-il, d'une invasion des Normands en Bourgogne. Cette année, ils s'attaquèrent à Sens. Régi.non, Clironi(iue, a. 886.)

6. Ann.Vedast., a. 898. « Hiemis vero tempore Burgundiampetierunt « [Normanni] ibiq>ie sedem sibi statuuntad tiiemandum. Sed Ricardus « cornes noctu in Natali Sanctorum ***commisitcum eis prelium et vic- « tor existons compulit eos redire ad Sequanam. » Cf. (Ihron. Sanctae C.olumbae Senonensis, a. 899 (Di'iu', Bihl. Iiislor. de F Yonne, t. I, p. 203). Hisl. Francorum Senoii. (SS., t. IX, p. 365); Ci.aruts. Chron. S. Pétri Vivi (Druu, t. II, p. 480). où le récit de la bataille se trouve dans le long morceau intercalé à l'année 877. Le Chron. Vezeliacense (Labiîe, Bihl. nova Mss., t. I, p. 393) confond les batailles de S. Florentin et d'Argenteuil. La Vila S. Vivenlii {llist. de Fr., t. IX, p. 130) ne donne que des renseignemenis vagues. La date varie. L'I/isl. Franc. Senon. donne la date inadmissible de .V. Non. Jiin. contraire au texte des .Ann. Vedast, et il n'y a ])as de V des nones en juin. II n'y en a pas non i)Ius en janvier, et Clarius de Sens donne la date de V. Non. ./an.

7. Saint-Florentin, Yonne, arr. Auxerro. chei'-liru de canton.

RICHARD I.E JLSTFCIRR ET I.A MARCHE DE ROURGOGNE 335

Bourgogne '. Il parait que la réponse ne fut point trop défavorable, car au mois d'avril larclievéipie. accompagné dllcrliert de N'ermandois, marchait avec le prétendant contre Eudes'-. Richard se joignit à son neveu par alliance (juillaume le Pieux, duc d'Aquitaine, et au comte de Poitiers Adémar,pour aller à leur rencontre et seconder leur entreprise '. Mais il ne déjjloya, dans l'exécution de son dessein, ni beaucoup d'ardeur ni beaucoup de constance, et Kudes, (pli arriva en Bourgogne à la (indu mois de mai delà même année % n'eut pas besoin de livrer bataille pour déterminer Richard à renoncer à son projeta Lorsque Charles, l'année suivante, après avoir vainement tenté d'obtenir le concours d'Arnulf de Germanie, vint se réfugier en Bourgogne, Richard paraît avoir toléré sa présence, bien plus que lui avoir fouiMii un léel appui'"'.

L'existence de Richard esl occupée rhu-anl les années suivantes par des luttes et des violences contre ceux de ses voisins qui ne sont pas favorables à ses intérêts. En 89 i il laisse deux de ses fidèles, Manassès, comte de Dijon, et un certain Rampon, parent de Foulques'', archevêcpie de Reims, s'emparer de s(m ancien allié Thibaut de Langres et lui crever les yeux". L'année suivante il est en lutte avec Gautier, archevêque de Sens, et avec le comte Garin*. Dans le courant de Tété il attaqua Sens, (pie lui livra, le 8 ou le 10 juin, la trahison d'un certain Bernard'".

1. FLODoARn, Hist. rem. eccl.,\. IV, c. 7, p. 571 : « Rogat etiam sibi « remandari de Richardo Burgundionum principe et de .\quitanis quod « eum contigerit scire. »

Page 1