RICHARD LE JUSTICIER ET LA MARCHE DE BOURGOGNE
Il est probable quil avait été appelé par Louis III et Carloman à remplir ces fonctions au moment où Boson se déclara indépendant. Nous avons déjà parlé de son rôle dans la guerre contre ce dernier. Lors de ravènement d'Eudes il ne parait pas lui avoir été tout d'abord hostile; le l(> juin 891 il était avec lui à Verberie, avec Robert, frère du roi, occupé à surveiller les Normands, et obtenait un diplôme en faveur du monastère de Sainte-Colombe de Sens, dont il était dès cette époque abbé laïque '.
Pendant les années suivantes, il reste établi en Bourgogne, où il seconde a un certain point de vue la politique d'Endes en luttant contre les Noi-mands qui pénétraient dans ses comtés. Une de leurs bandes, après avoir brûlé le monastère de Bèse, cherchait à s'emparer de Dijon-; il lui infligea à Argenteuil, en Bourgogne ^ une sanglante défaite^, le 28 décembre 892 =. Six ans plus tard, à la même époque de l'année il les battait encore*^ à Saint-Elorentin''.
Mais, lorsqu'en 893 Charles le Simple tenta de recouvrer la couronne, Richard paraît avoir incliné plutôt de son côté, sans que l'on puisse toutefois le compter parmi ses alliés bien déclarés. Au commencement de cette année 893, Foulques, archevêque de Reims, s'adressait à l'un des partisans du Carolingien, Tévèque Thibaut de Langres, pour savoir ce que l'on pouvait penser du comte de
comitis Augtistodunensis » restitue à l'église d'Autun et à l'évèque Adalgaire la villa de Teigny au comté d'Avallon. (Car/«/. dWuliin, éd. Charmasse, p. 87).