Ann. Berlin., a. 880, p
5. Un diplôme de Charles le Gros de 885 (Boeiimer Mleih-b.. n" 1665; Ilisl. de Fr., t. IX, p. 337) parle d'un duc de Bourgogne, « Burgundiae « dux », dont le pouvoir s'étendait sur le parpis de Chalon-sur-Saône. Or, à cette date, le duc de Bourgogne ne peut être que Richard le Justicier.
6. Le seul indice que l'on possède d'un rôle quelconque joué par lui
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Il serait téméraire de cliercher à détcrmintM- a\('c Irop de précision quel était le ceniro du pouvoir du duc KiclianI, ([uels étaient les comtés dont il éfail lui-méuie titulaire et ceux dont le comte se trouvait seulement soumis à sou autorité supérieure. Nous savons en ellet que Bicliard, couune les autres ducs de la même épocjue, selon la juste remar(|ue de M. Pfister', possédait un comté important, ou même plusieurs, dans les territoires pour lesquels il était investi des fonctions de due. « Dans la liuniundiu comnu^ dans la Frnncia, les ducs étaient seulement des comtes |)lus puissants (pic les autres et exerçant Iciu- autorité sur eux». A re.\em|)ic hicn coiiimi de Robert le Fort, comte de Paris et duc de la Marche entre Seine et Loire nous pouvons ajouter ceux de Girard, comte de Vienne et duc de Lyonnais, de Fulcrad, comte d'Arles et duc de Provence, de Hugues d'Arles, comte de Vienne, mar(|uis de Provence. Or. en Bourgogne, Richard, comme nous l'avons dit, était certainemcid investi du comté dAutun, où il était en outre abbé laï(|ue de Saint-Symphorien-. Il est probable qu'il était également coude d'Auverre^; il était dans cette ville maître de la grande abbaye de Saint-Germain*; c'est lui qui intervient pour placer son candidat sur le siège épiscopal"^ et l'évèque, comme sou lidéle, l'accompiignc dans ses expéditions militaires'^. A Sens, Richard était également al)l)c laïque de Sainte-Colombe ' et fut enseveli dans le monastère *. Son autorité
dans les affaires du Chaunois est son intervention dans un diplôme de Charles le Simple en faveur de l'abbaj'e de Tournus (J/isl. de /■>., t. IX, p. 523).