RETRAITE DES .NORMANDS
une assez grande étendue de terrain, jusqu'à Nîmes et Arles', pour s'établir enfin à demeure dans la Camargue selon une tactique assez habituelle chez eux^ C'est de là, que l'année suivante, ils sortirent pour piller la contrée jusqu'à Yalence^ peut-être même jusqu'à l'Isère'*, et c'est là qu'ils purent, semble-t-il, sans être inquiétés, se retirer avec leur butin (avril-mai 860)"'. Mais il est probable que dans le courant de la même année, en été ou au commencement de l'automne", le comte Girard les attaqua et leur infligea une défaite, car à cette époque on les voit se décider à quitter la Camargue et à se diriger sur l'Italie, où ils pillèrent Pise et d'autres villes encore", alors qu'une lettre de Loup de Ferrières adressée au régent de Provence le félicite des victoires par lui remportées sur les païens *.
Cette lettre de Loup de Ferrières est relative à une autre
1. Nous rattachons comme Duemmler à ces faits la mention du Chron. Nemausense, a. <S58 {Mon. Germ., SS., t. IK, 219): « Nornianni « Nemausum et Arelatem depredaverunt», en adme1tant,en présence du texte si précis de Prudence, une erreur de date dans cette chronique, pkitôt que de faire remonter, comme Mabh-LE (Ilisl. de Languedoc, 1. II, p. 3G;]), à l'année 858 l'occupation par les iJanuis du cours inférieur du h'hône. 11 faut également rapprocher de ces événements une mention très inexactement datée de la Chrûni(iue de Saint-lîéniyne de Dijon, éd. Bougaud, p. 110.
2. Ann. Berlin., lac. cit. ; Favre, Eudes, Appendice II {Les Normands), p. 218 et suiv.