‹ Le royaume de Provence sous les Carolingiens (855-933?)Chapitre 43 sur 482 · CHARLES LE CHAUVE EN BOURGOGNE · texte numérisé non relu

CHARLES LE CHAUVE EN BOURGOGNE

lettre souvent citée, pour reconnaître qu'Adon avajt quitté son monastère après y avoir été autorisé selon les règles canoniques, quoi qu'en eussent pu dire certaines personnes mal intentionnées, aux propos desquelles Loup lui-même avait ajouté trop de foi, ce qui l'avait conduit à parler d'Adon avec une sévérité injustifiée. Il terminait en faisant l'éloge des qualités du nouvel élu, de sa capacité à instruire le peuple, de sa persévérance dans la piété, et aussi de l'excellente famille dont il était issu. Rien ne s'opposait donc plus à ce que le métropolitain fût consacré et entrât en possession de son siège archiépiscopal, sur lequel il était installé au mois d'octobre de cette même année. La lutte contre les envahisseurs danois était à peine terminée qu'un nouveau danger menaçait le royaume de Charles de Provence. Son oncle, Charles le Chauve, avec lequel il avait jusque-là vécu en bonne intelligence, venait d'être appelé par une partie des grands de la Provence, sous prétexte que le protégé de Girard était incapable de remplir dignement ses fonctions de roi. Charles le Chauve ([ui, le 20 juillet 861, était encore à Quierzy *, quitta le Nord du royaume dans le courant de l'automne ^ Il laissait à son tîls Louis le soin de diriger la résistance contre les Normands, sous la direction du comte Adalard, grand-oncle du jeune prince, tandis que

une notice du Cartulaire de Grenoble, éd. Marion, p. 63-6i, qui mentionne le rôle de Rémi et d'Ebbon.

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