W'uESTEMKl.i), Die Ilerzoge von Spolelo, p
9. l5(ji:iiMER-.Mui:iii.iJAcmiR, ii" 1029 ; Duem.mler, loc. cil.
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(liie le jeune eniperoiir les dédommajïe eu leur dounaul des lerres eu Italie, où ils l'avaient suivi dans sou exil. xVprès le déiueuihrenuMil de l'empire en rojaunies, on rencontre souvent encore des grands privés de leurs bénélices h la suite d'une disgrâce encourue '. Il arrive aussi (|uaprès la mort d'un comte ses honneurs ne soient pas, selon un usage de plus en plus répandu, donnés à son fils-. Néanmoins, la tendance générale est à la lixalion en des points déterminés du territoire franc des diverses maisons comtales ou, du moins, de leurs diverses branches, et dès le milieu du ix" siècle le capitulaire de Servais désigne les comtes comme missi dans les régions où eux et leurs familles se trouvent plus spécialement bénéficiés ^ Nous n'avons pas à entrer ici dans l'étude de révolution qui aboutit à l'hérédité des fiefs, mais nous signalerons, au point de vue qui nous occupe, le rôle que la possession des abbayes semble avoir joué dans ce mouvement depuis que les monastères sont devenus des bénéfices donnés par les rois à leurs fidèles pour récompenser leurs services ou assurer leur dévouement*. C'est ainsi que, sous Charles le Chauve, l'abbaye de Saint-Martin de Tours appartient successivement il Âdalard, oncle de la reine Ermentrude', au comte Vivien*, au prince royal Louise à Hubert de Transjurane^ au diacre Engelwin", à Robert le Fort'", à Hugues l'Abbé", avant de faire retour définitivement à la famille de Robert, dont les descendants devaient se transmettre comme un héritage les fondions d'abbé de Saint-Martin. Là encore, en effet, la tendance est à l'hérédité. Les abbés laïques d'un même monastère, ou même les abbés clercs, se succèdent parfois de père en fils, parfois seulement parmi les membres d'une même maison comtale dont l'abbaye peut, dans une certaine mesure, être considérée comme le centre. La famille d'iînroch fournit des abbés à Cysoing et à Saint-Bertin'-, qu'elle enrichit de