‹ Le royaume de Provence sous les Carolingiens (855-933?)Chapitre 442 sur 482 · Dlemmler, Oatfr. Reich, t. 1, p · texte numérisé non relu

Dlemmler, Oatfr. Reich, t. 1, p

38i GIIANDES FAMILLKS CÛJITALKS A L'ÉPOQUE CAROLINGIENNE

nouvelle patrie ' et certains d'entre eux, dont les velléités d'indépendance n'étaient plus à craindre en Neustrie ou en Aquitaine, y parviennent peut-être jusqu'aux fonctions comtales, puis(jue l'on sait que, selon certains textes (|ue rien jus(|u"à présent n'est venu contredire, Robert le Fort était « Saxonici generis vir- ». Néanmoins, il est certain que, parmi les maisons comtales, celles (|ui sont originaires de la Francia formaient la majorité, et les biographes du grand empereur pouvaient rappeler que, dans son temps, « les Gaulois et les Aquitains, les Bourguignons et les Espagnols, les Alamans et les Bavarois se glorifiaient de mériter d'être considérés comme les serviteurs des Francs^ ».

Ces comtes sont, d'ailleurs, essentiellement amovibles et passent sans difficulté de la Gascogne au Parisis, comme le comte Leuthard *, des bouches de l'Elbe à la Marche de Frioul, comme le comte Baldrich\ Cependant, on sait que, dès la première partie du ix** siècle, se constitue déjà une sorte d'aristocratie territoriale. Comtes et familles comtales sont unis par des liens de plus en plus étroits à une région déterminée d'un royaume franc dans laquelle se trouve le centre de leurs alleux ou des bénéfices à eux concédés par les souverains. Sans doute, parmi ces possessions, ni les imes ni les autres ne peuvent être considérées comme demeurant dune manière absolument stable dans telle ou telle famille. Les guerres civiles de la fin du règne de Louis le Pieux, entre autres, amènent nécessairement des changements dans la distribution des « honneurs ». Girard de Roussillon est obligé, en8i2, d'abandonner son comté de Paris, etreçoiten échange celui de Vienne ^. C'est ainsi encore que plusieurs des partisans de Lothaire, comme Matfrid d'Orléans'', Lambert de Nantes*, iiichardrOstiaire'* perdent leurs domaines en Gaule et en Lorraine et

1. (lapitulare missovum du Parisis et du Roumois, cil, dans Bore- TiLs-KuAUSE, t. I, p. 100; Capil. missorum, spéciale, ibid., p. 104.

2. AiMuiN, Mirac. S. DennL, 1. Il c. 1, p. 93 ; Richer, Jlisloires, 1. I, c. 5. — L'hypothèse de rorigine sa.xonne, à laquelle M. G. .Monod {Hev. cril., 1873, t. Il, p. 99) est plutôt favorable, est admise, au moins jusqu'à preuve du contraire, par Favre, Etales, append. I, p. 199-200. Elle n'est peut-être pas inconciliable avec les parentés et les alliances relevées par R. Meblet, les Origines de Robert le Fort, dans les Mélanges Havet, p. 97-109.

3. Le Moine de Saint-Gall, (jesla Knroli magni, 1. I, c. 10; >'.*>., t. II, p. 735 ; cf. Eh.mold le Nom, (larm., I. III, v. 257, u Francos gentesque « subactas. » — Waitz, op. cil., t. III, p. 343.

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