‹ Le royaume de Provence sous les Carolingiens (855-933?)Chapitre 454 sur 482 · inn. Berlin., a. 865, p · texte numérisé non relu

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390 GRANDES FAMILLES COMTALES A LKl'ÛOUE CAUOLLNGIENNE

côté de ces dynasties bien connues, il faut rappeler qu'il y a même entre les comtés secondaires de pays très divers, des identités de noms qui permettent de songer à d'obscures parentés. Le nom d'Âudran est porté par deux comtes de TroyesS par un comte de Barcelone-, et on le retrouAC un peu plus tard en Italie ^ Celui de AYigeric est commun à un comte lorrain '% à un seigneur bovu"guignon ^ à un comte provençale On a souvent relevé l'analogie de noms qui existe entre les membres de la famille de Boson et ceux de la famille du comte Eccard, mentionnés par le testament de ce personnage''. Il est difficile cependant qu'il y ait eu là une parenté étroite. On pourrait à l'intini multiplier les exemples de ce genre. Ils font toujours présumer, sinon des relations de parenté éloignée, du moins une communauté d'origine. Ils paraissent comme un souvenir du temps où les ancêtres de tous ces comtes vivaient l'un à côté de l'autre sur les bords de la Meuse et du Bbin. Et ce temps, au ix" siècle, n'était i)eut-être pas si lointain. Un exemple permettra d'en juger : en 8i'2 meurt le comte Ricbard, huissier de Louis le Pieux, léguant à l'abbaye de Priim des biens au pagus lorrain d'Ardenne ; or, ses exécuteurs testamentaires sont un certain Basin, parent des comtes Gui de Nantes et de Spolète, le comte Gérard, duc de Lyon quelques années plus tard, et le frère de Riohai'd, Bivin, père de Boson, roi de Provence.

A cela il faut ajouter que toutes les familles comtales sont alliées entre elles et à la maison royale. Celle-ci a commencé par n'être, en somme, que la première parmi les familles austrasiennes, et il était tout naturel qu'elle s'unît à ses voisines. Même après le sacre de Pépin et de Cbarlemagne, leurs descendants devaient chercher des épouses dans les grandes maisons dont l'appui pouvait importer à la défense de leur cause. Juscju'à la fin de la dynastie, en etfet, tous les souverains des états démembrés de l'empire franc étant parents entre eux, les alliances royales se trouvaient être, pour les princes carolingiens, chose à peu près impossible e Quant aux

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