desln lierenrjarii. I. 11, v. 13 : 1. 1\', v. 'i
r.RANDES FAMILLES COMTAI.I'S A I.'KI'OOl'i; f.AHOl.INr.IENNE 399
et de ses deux compi'lilours avaiont (juittr lAiistrasio; le pt're de (lui était le cousin issu de germain de Hcreiiiier et ee dernier le grand-oncle de Louis. 11 n'est pas l)esoiii dajouter d'autres considérations pour montrer combien dura peu le souvenir d\i temps où les ancêtres des grandes Camilles comtales vivaient <'nis('nd)le près de Trêves ou de Metz.
Les auteurs de chansons de geste, sans s'en douter, n'avaient donc peut-être pas tout à fait tort en classant par familles les légendaires compagnons de Cliarlemagne et en s'évertuant à en dresser des généalogies pour les rattacher les uns aux autres. Le nombre des maisons, des clans si Ton veut, qui ont fourni des chefs aux armées franques, des comtes aux provinces coufiuises, était restreint. Mais la communauté d'origine des grandes familles des divers royaumes, pas plus que celle des souverains, n'a contribué à maintenir l'unité de l'empire, et, lorsque les nobles se souviennent de leurs alliances en pays étrangers, c'est pour faire défection. Très vite d'autre part, lorsque dans le mouvement de dissolution de cet empire s'est manifestée une sorte de patriotisme local, neustrien ou lorrain, bourguignon ou italien, les populations ont considéré connue tirés « de leur propre sein » les étrangers qu'elles avaient Ihabitude de voir à leur tête depuis un demi-siècle à peine, les Francs qui, la veille encore, se glorifiaient de les avoir conquises, et c'est ainsi que quelques-unes des familles internationales du w" siècle sont devenues les dynasties royales du \*, que l'on qualifie parfois de « nationales ».