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dans sa collection canoni(iue '.Il a eu en outre sons les }oii\ des Annales de Prinn - anjouidhni perdues, mais dont dérivent d'autres Annales PriimiL'iisc.s^, (|ue nous possédons encore et par les(|uelles nous pouvons juger que celles dont se servit Héginon étaient extrêmement brèves. C'est donc la tradition orale qui, à partir de l'année 813, constitue la source principale de Uéginon, comme il le dit luimême * et comme le prouvent d'ailleurs certaines expressions, telles que « al aiiinl », « ul ferliir » ',qui reviennent de temps en temps sous sa plume. Le ton même de certains récits, leiu' étendue (|uel(|uefois peu en rapport avec l'importance des événements qu'ils concernent'', seraient une preuve indirecte s'il en était besoin. Cette tradition orale pouvait lui fournir dans ccriains cas de bons renseignements et souvent il peut arriver (|u'il nous transmette ainsi des récits de témoins oculaires, ou tout au moins de gens bien informés.
M. Scbulz^ estime que liéginou pouvait avoir environ cintiuante ans lorsqu'il devint abbé du monastère de Priim en 892, ce qui reporterait sa naissance à 842 environ, donc il pourrait être consi- '^léré comme un bon observateur des faits de son temps depuis l'année 800 ou 862. C'est possible, mais exact seulement à dix ou' vingt ans près, et ce n'est guère en réalité qu'à partir de l'année 886. ou environ que nous pouvons considérer sa cbronlipie comme le témoignage d'un intelligens spectalor, et il est naturellement surtout bien renseigné sur les événements de la Lorraine, auxquels il se trouvait mêlé. En outre Réginon semble avoir rédigé sa cbronique en une seule fois, dans un intervalle de temps assez court ** et non au jour le jour à partir d'une année déterminée. II a mis en œuvre des récits recueillis par lui soit alors, soit à une époque antérieure. On n'a pas affaire à des notes prises par lui au fur et à mesure des événements. Or ces récits, lorsqu'il s'agit de faits éloignés dans l'espace ou dans le temps, comme les affaires de
1. La comparaison des deux ouvrages n'a peut-être pas été faite à ce point de vue, mais on peut certainement rapprocher : De .v/nod causis, I. Il, i^ Lxxvn et Chroii., p. 86. — Df sij)i. caus., i. II. ?; cxiii et Chron., p. 50.