‹ Le royaume de Provence sous les Carolingiens (855-933?)Chapitre 67 sur 482 · Mabillon, op. cit., p · texte numérisé non relu

Mabillon, op. cit., p

2. (icsta ahb. Fonlanr//.., c. 15 (Mon. Grrm.. .9.9., t. II, p. 296).

3. Divers autcui's ont, en outre, attribué à Bivin plusieur.s autres fils. L'attribution n'est en général pas soutenable.

a) Rathert, évèque de Valence. — Il n'y a rien dans la C/iroiiiqiie des évrques de Valence el de Die (publ. par V. Chevalier, Carlul. de Saint-Maurice de Vienne, p. 61) qui fasse allusion à cette prétendue parenté, admise par Columbi (Hpiscopi Valent inenses, p. 13), par H. 'Bouche (Ilist. de Provence, t. I, p. 759), pnr Ciioriek {/list. de Dauphiné, t. I, p. 540). L'origine de cette attribution doit être cbeichée dans les Annales de Boiinjoi/ne (p. 112-113) de Pakadin, qui ap[)uyait son système d'une charte de Boson pour le monastère de Charlieu. Rathert d'après cet acte aurait fondé l'abbaye, et son frère, après l'avoir dévastée, l'aurait rétablie et enrichie; mais la charte est fausse, et fabriquée très probablement par Paradin lui-même.

h) Garnier ou \\'arnier, père de Manassés, archevêque d'.\rles. — Les auteurs de VArl de vérifier les dates (t. II, p. 428) qui proposent ce système, reconnaissent eux-mêmes que ce Garnier peut n'être qu'un parent de Boson, et c'est ce que nous savons en effet. Ce personnage était devenu, par son mariage avec Theutberge, fille de Thibaut, le beau-frère de Boson, comte d'Arles, et d'Hugues de Vienne; il se trouvait donc être le cousin, par conséquent, du roi Boson, ainsi que l'on s'en rendra compte en consultant le tableau joint au présent travail.

c) Bernoin, archevêque de \'ieniie. — Nous avons pour ce dernier le témoignage exprès de Hugues de Fi.avignv (Chmn. Virdunense, Mon. (ierm., S S., t. VI 11, p. 356), qui fait de Bernoin le frère de Boson. Ce chroniqueur est évidemment très postérieur, mais néanmoins il a connu, en ce qui concerne Boson, une source dont nous no pouvons déterminer la nature, et (lu'il est seul, parmi les auteurs d'histoires universelles du moyen âge, à avoir employée. Seul, en effet, il indique les assemblées de Mantaille et de Valence, en utilisant leurs actes, ou un texte inconnu qui avait résumé ceux-ci. Il est seul aussi à qualifier Bernoin de vicaire du pape dans les Gaules, et l'épitaphe de l'archevêque atteste que celui-ci porta réellement ce titre (Terreuasse, Insrr. du moyen àqe de Vioine, t. II, p. 126). Le témoignage de Hugues a donc quelque valeur, et il faut tenir un certain compte de son affirmation. Mais cependant le (Jhr. Virdunense n'est pas exempt d'erreurs, et pour admettre complètement le fait, il

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