‹ Le royaume de Provence sous les Carolingiens (855-933?)Chapitre 77 sur 482 · FoLCUiN, loc. cil · texte numérisé non relu

FoLCUiN, loc. cil

3. Ann. Xautoises, a. 866, Mon. Genn.. SS.. t. Il, p. 2:!l : « Ihibcrtus clericus a quinque episcopis excommunicatus. « Les .\nnales de Xantcn ne sont, il est vrai, pas très bien informées en ce qui concerne la Bourgogne, puisqu'elles placent la mort d'Hubert en 866. Due.mmi.er. Ostfr. Reich., t. IL p. 109, voit dans ces personnages des évèques bourguignons, mais il parait plus vraisemblable de voir en eux des prélats italiens, cela concorderait mieux avec les autres faits.

'1. André de Bergame, Ilislar., c. 9, Script. Hcr. Lan;/., p. 227; Ami. Bertiii., a. 864, p. 74. Les textes d'André et d'ilincmar sont d'accord pour prouver que la dernière expédition contre Hubert a été entreprise à la suite de la rébellion de Hubert contre Louis II et non contre Lothaire, comme ou l'a dit quelquefois. En vertu de la cession dont nous avons parlé, Hubert se trouvait sujet de l'empereur.

5. Sur ce personnage, cf. Dl'emmler, Osl/'r. Bcic/i., t. 111, p. 318 ; Parisot, op. cit., p. 251 et 262.

6. Gc'sla abbot. Lol)icns., c. 12, .I/o//, (icnn.. SS., t. IV, p. 60.

7. André de Bergame, loc. cit. : .1////. Berlin., loc. cit. : Ann. Xantm.'ic.'i, a. 866; .Mon. Gerni., SS., t. H, P- 2.')1; Réginon, Chron.. a. 866, etd'a})rés lui. .1////. Metlense.'i, a. 866. l/i.'it. de Fr., t. Vil. p. 194. lue lettre du |)ape Nicolas P'"", du 25 janvier 867, le mentionne connue mort (.Iakeé, n" 2872; MiGNE, t. CXIX. col. 1 1 43). — CiiNGiNs (I/tif/(>ni(lcs, p. 6) a encore exagéré

oi RICUILDE, CONCUBINE DE CHARLES LE CHAUVE [869]

SOUS la protection de Charles le Chauve, qui lui donna l'abbaye d'Avenay au diocèse de Reims' .

Il est extrêmement douteux, comme nous l'avons dit, que la situation et le rôle d'Hubert et de Theutberge aient eu quelque influence directe sur lajeunesse deleurneveu Boson^ C'est seulement à l'époque de l'union de Charles le Chauve avec Richilde que le nom du futur roi de Provence apparaît pour la première fois dans l'histoire^ . Le 9 octobre

l'erreur de Réginon en mettant la mort d'Hubert en 867, d'après les témoignages de Réginon et des Annales Metleitscs, qu'il considère comme distincts et d'après deux diplômes de Lothaire 11 (datés par lui, du reste, inexactement tous deux de 867), dans MuRATom, Anl. Ital.,t. II, col. \2[- 122. Dans le premier de ces deux diplômes, du 17 janvier 866 (Bcemmeh- MuEiiLB., n" 1274), le roi donne à Theutberge divers biens en Lyonnais, 'l'ransjurane, etc. Dans le second, du 2\ novembre 868(B()i:iimer-Mueiii.b., n"1284), il renouvelle cette donation en y ajoutant celle des biens confisqués sur le rebelle Hubert. On en a conclu que celui-ci devait être mort entre ces deux dates. Mais un certain temps a pu s'écouler entre la mort d'Hubert, suivie de la mainmise du fisc royal sur ses biens et la donation faite à Theutberge, il ne semble donc pas que l'induction tirée des dates de ces deux diplômes soit de nature à prévaloir contre le témoignage formeldes Annales Bertiniennes, comme le reconnaît Pxpasot, op. cil., p. 262, n. 2. D'autre part, Hincmar rattache à la mort d'Hubert la nomination du diacre Engelwin comme abbé de Saint-Martin de Tours, et il devait être bien informé de ce qui touchait ainsi la grande abbaye royale. Or, Engelwin parait déjà comme abbé dans un diplôme pour le monastère de Cormery, du 20 juin 865 (Ilisl. (Je Fr., t.VHl,p. 596). Cependant, M.Trog, Hudolf I uiid il, p. 21, se range à l'opinion de Gingins que reprend également M. Philipon (Ann. Soc. Emul. Ain, 1896, p. 278), avec les mêmes arguments et en ajoutant que les Ann. Lanhienses {Mon. Germ., SS.,t. IV, p. 14) sous l'année 868 rapportent: « occiso Huberto, fit a .lohaiHie episcopo poleticum nostrum » donc « parlent en 868 de la mort d'Hubert comme d'un fait récent ». Mais le fait peut être récent de trois ou quatre ans. Nous savons, d'ailleurs, que c'est bien en vue de constater ce (lui restait à l'abbaye après les dévastations d'Hubert que fut rédigé le polyptique, la xiv'^' année du règne de Lothaire 11 (DuviviEii, liach. sur le Hninanl ancien, Bruxelles, 1866, in-8", |). 307). Mais au témoignage du ms. de Lobbes, qui renfermait ce poly])tique, on aiu'ait peut-être commencé à le dre-sser en 866 : « Antiquitates nostrae dicinit « polypticum, seu descriptionem villaruni, factam jussu ilicti Lotharii « arino DCC('I>.W1, villarum scilicet (juac residuae fuerunt post dissipa- « tionem bonorum factam })er Hucbertuni impium invasorem » (Duvi- VIER, ibi(L, n. 1).

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