i'und. L(d). ntonast. (i/jid
[86il DERiNIÈRE RÉVOLTE ET MORT D'IIIIIKHT 53
(kl monastèro pour les disiribuer à des gens do guerre, eu mèau3 temps que l'argent destiné à la reconstruction de l'église, et ne laissant aux moines qu'une moitié des revenus qui leur étaient affectés'.
Mais, bien qu'il paraisse s'être considéré à Lobl)es comme occupant une situai ion à l'abri de toute atteinte", il n'y était plus dès la tîn de l'année ; il reparait alors en Transjurane, sous le C(nip d'une excommunication lancée par cinq évéques'*, comme si, chassé par Lothaire II du monastère de Lobbes, il avait tenté de se maintenir dans ses montagnes contre l'empereur Louis \ Celui-ci lui opposa Conrad le Welf ^ nommé, selon Folcuin", comte de Rhétie et du Jura, c'est-à-dire sans doute de la région des Alpes où se trouvaient les domaines d'Hubert, peut-être de l'ensemble des trois pagi ultrajurans cédés par Lothaire à son frère. A la fin de l'année 864, Hubert succombait dans un combat livré près d'Orbe aux troupes impériales, et son vainqueur Conrad prenait possession (lu duché". L'abbé d'Agaune laissait un fils, Thibaut, dont nous reparlerons plus loin. Sa sœur Theutberge se mit entièrement
1. Diplôme d'Arnult'du 15 novembre 889 (Boeiimeiî-Mcemli!., n" 17S;{). — Sur le séjour d"Hubert à Lobbes, cf. Duemmi.eiî, Oxlfr. Reirk., t. II, p. 109-110; Parisot, op. cit., p. 84. Mais nous n'admettons pas les considérations qui (font placer par ce dernier auteur l'abi^atiat d'Hubert à Lobbes à une époque antérieure à 855, cf. supra, p. '18).