‹ Le royaume de Provence sous les Carolingiens (855-933?)Chapitre 79 sur 482 · Douzy, Ardennos, arr. Sedan, cant. Mouzon · texte numérisé non relu

Douzy, Ardennos, arr. Sedan, cant. Mouzon

2. Un diplôme sans date de Charles le Chauve poui' l'église de Lyon (i)'A(iiERY, Spicilegium, t. III, col. 349-350) place au 12 octobre sa « conjunctio » avec Richilde. lien est également question dans un diplôme de 871 pour l'éclise de Paris, et elle y est dite « copulam secundum Dei voluntatem » (Taiîdik, Cnrlous des Roix. n" 152, mais l'éditeur donne à tort à l'acte la date de S'iG). — On s'est scandalisé de l'indilî'érence de Charles à la rnort d'Ermentrude (Maiui.lon, .1///'. Ord. S. Ben., t. III. p. I5S: Di'KMMLEii.Os//"/-. //e/r/i., t. Il, p. 286). Diimmler voit dans l'ennpresseinent de Charles une i)reuve des relations (|uc ce dernier aurait eues antérieurement avec Richilde. M. de 'i'i-HHEiîASsi; (///.s-/, de Boson, p. 17), d'autre part, a cru trouver dans le diplôme j)récité pour l'ég'lise de Lyon la preuve qu'il y avait eu en 8(>!» un véritable maria,w entre Charles le Chauve et Richilde, mariage que l'hostilité d'Hincmar à l'égard de Hosoii a seule jiu lui faire (jualiiier de concubinage. Mais étant donné le rôle important que joue dans la formation du mariage la « copula cariialis » (Cf. S( iiH()i:iis, Ill)iktn(ii\ p. 214), il n'y a pas lieu de s'étonner de rencontrer, même dans les diplômes, des montions de ce genre, et elles ne sont pas dénature à infirmer le témoignage des Annales I5ertini(Muies.

3. Aun. Dcrtiii.. a. 8G5, ]). 78 ; P.MUSOT, op. cit., p. 350-351.

continuait à «e trouver auprès de lui'. De là le roi traversa l'Alsace pour gagner Aix-la-Chapelle, ensuite Nimègue, où, le 22 janvier 870, il épousa solennellement sa concul)ine-.

Les événements exposés dans l'ordre chronologique montreront assez le pouvoir acquis par Boson, la faveur dont il a joui auprès de Charles le Chauve, qui le revêtit de dignités de plus en plus considérables. Mais, outre sa situation politique, le frère de Richilde s'est trouvé en possession de nombreux bénéfices, de domaines que les textes narratifs et diplomatiques mentionnent quelquefois. Un article du capitulaire de Quierzy^ leur était spécialement consacré, ou plutôt devait l'être, car cet article est resté en blanc'', et ne peut par suite fournir des renseignements sur la situation des honores possédés par le comte. D'autre part les textes ne font point connaître en général les circonstances dans lesquelles Boson avait acquis tel ou tel bénéfice. Les témoignages directs relatifs à ces propriétés sont d'ailleurs assez peu noml)rGux. Il nous paraît donc plus utile de réunir tout ce que les textes peuvent fournir à ce sujet que de laisser les détails disséminés dans une histoire chronologique du personnage. Un coup d'œil de ce genre peut être intéressant pour riiisioire même du comte Boson, et aussi parce que l'histoire et la situation de celui-ci sont à ce point de vue, et mutatismulandi^, celles de tous les grands bénéficiés du temps de Charles le Chauve, d'Eudes de Paris, de Hugues l'Abbé, de Robert le Fort^

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