BOSON, COMTE F)K VIF.NNF
aussi bion quo sur le Viennois'. Ce diplnnie est malheureusement assez postérieur à l'année 870", et d'une époque à laquelle Boson était devenu un assez puissant personnage pour qu'un archevé(|ue eut recours à ses hons offices, quand bien même il n'aurait pas exercé dans la cité métropolitaine les fonctions comtales. La seule trace, d'ailleurs, que nous possédions de l'activité de Boson en tant que comte de Vienne est la notice d'un plaid tenu dans cette ville, en présence de l'archevêque Adon, assisté du vicomte Erlulf, niissus de lîoson.Un certain Sigebert y fut condamné à des dommages intérêts envers le monastère do Saint-Maurice et de Saint-FerréoP. Boson ne parait pas être resté longtemps dans la cité dont le gouvernement lui avait été confié. A la fin de 871 en effet ou au commencement de 872, il se trouvait dans le nord du royaume et remplissait les fonctions d'exécuteur testamentaire du comte Eudes de Troyes*. Dans le courant de cette même année 872, probablement aux environs du mois de mai', il recevait encore une mission qui implique de sa part une certaine indifférence vis-à-vis de son comté de \'ienne. Charles qui se trouvait à Servais, choisit son beau-frère pour le donner comme conseiller, comme bajulus, selon l'expression courante à cette époque, au jeune prince Louis, roi d'Aquitaine depuis 867. Boson recevait, en même temps que la première place après le souverain en Aquitaine, les « honneurs » du comte de Bourges, Girard et les titres de chambricr et do maître des huissiers ^ Ce dernier titre, comme l'on sait, désignait un des personnages importants de la hiérarchie carolingienne', nommé le premier après les grands officiers palatins ^ chargé