BOSON. — SA SITUATION
avec Boson à la tète des grands du royaume de l'Ouest, révoltés contre Charles le Chauve.
Nous savons enfin que Boson possédait au comté d'Autun un certain nombre d'abbayes, qu'il devait en 879 abandonner à son rival Théoderic en échange de la dignité du comte dans ce même pagiis^^ et qu'on 872 il avait reçu les « honneurs » attachés au comté de Bourges, dont Charles le Chauve le nomma titulaire après la déposition de Girard. En somme ces renseignements un peu épars laissent du moins entrevoir une chose, c'est que Boson, outre sa situation politique, devait être l'un des plus riches possesseurs de biens-fonds du royaume de Charles le Chauve. Ajoutons, pour terminer, que l'importance de son rôle est attestée non seulement par le nombre des diplômes accordés à sa sollicitation ou par l'étendue de ses domaines, mais par ce fait que des lampes brûlent en son honneur dans l'abbaye de Saint-Denis' comme en celui des membres de la famille royale. Un banquet anniversaire devait être célébré dans le même monastère au jour de son obit, comme pour Charles le Chauve et pour Richilde, et des prières devaient être dites càson intention en même temps qu'à celle des souverains dans une partie des monastères du royaume, notamment à Saint-Martin de Tours et à Saint-Martin d'Autun \
Boson, ainsi que nous l'avons dit, remplaça àla fin de l'année 870 Girard en qualité de comte de Vienne. Un diplôme en faveur de l'église de Lyon dans lequel il intervient comme (imbasciator permet de supposer que son autorité, de même que celle de son prédécesseur, s'étendait sur le Lyonnais
1. Ann. Berlin., a. 879, p. 148. Nous ignorons quelles étaient ces al)bayos. Boson obtient en 877 un di})lôme pour Saint-Martin d'Autun (l'.n.LioT, Ilisl. de Valihaye de Sdinl-Marlin d'Auluii, t. II, p. 8, u" 'i), mais il ne porte dans l'acte ni le titre d'abbé, ni celui de recteur.
2. Diplonu! de Cliarles le Chauve du 27 mars 870 pour l'abbaye de Saint-Denis ; Taiîdh", Carions des Rois, n" 20.j : « Eo videlicet « jure ut septcm luminaria ante altare... ardeant. (Juarum una sit pro « i)atre nostro sanctae recordationis llludowico augusto, altéra pro geni- « tricc nostra gloi'iosa Judith impératrice, tertia pro nobis, cpiarta pro « ilyrmintrude olim conjuge nostra regina, quinta pro har.etiaui con- « juge nostra Richilde... Sexta pro onnii pi'ole nostra... Septirna ])ro « Mosone et Vuidone, ac reliciuis familiaribus nostris (juos niaxima iide- « litatis devotio nobis proi)in(puores etïicit ». Cf. sur cet acte A. (Insv dans Mrl((nf)es ./. llavel, p. ()8'i-()9:).
3. Diploiiic du !'■• août 877 ; llixl. de Fr., t. Vlll, i). 671.