‹ Le royaume de Provence sous les Carolingiens (855-933?)Chapitre 9 sur 482 · B. SOURCES DIPLOMATIQUES · texte numérisé non relu

B. SOURCES DIPLOMATIQUES

C'est à elles (|ue l'on en es! réduit pour une grande jj.irlie de l'histoire de la France méridionale an i\'' et au \" sièele. Mais les chartes ne permettent guère Ihisloire proprement dite, le réeil des faits. En dehors de la diploniali(|ue et de l'histoire des institutions, elles ne peuvent guère fournir que des renseignements chronologiques, généalogiques et géographi(|ues. Même dans ce dernier ordre d'études, leur emploi est souvent hien incertain. Les actes dalés des ans de règne d'un roi ne ])ortent |)as toujours de date de lieu el la mention « rec/naule lali» impli(iuant la reconnaissance de l'autorité de ce prince, peut par conséquent se rapporter, soit au lieu de la situation des biens, soit à celui par exemple où se trouve l'abbaye qui reçoit la donation de ces biens ^ En outre Texistenee simultanée de plusieurs rois portant le même nom, comme Raoul de France et Rodolphe II de Bourgogne, est une source d'obscurités. C'est ainsi encore que le grand nombre de princes ayant entre 8.")0 et 9.50 porté le nom de Louis, peut prêter à des confusions, permettre l'attribution d'un diplôme de Louis l'Aveugle à Louis II, et a forliori de considérer comme daté des ans de règne de Louis le Pieux tel acte (|ui l'est en réalité de celles de Louis de Provence, les mentions diverses (noms de comtes, d'évèques. etc.) ne foui'nissant pas toujours d'éléments suffisants d'appréciation et les rédacteurs d'actes n'ayant pas en général la précaution de spécifier, comme certains scribes soigneux d'Avignon ou d'Apt, « en telle année du règne de Louis, fils de Bo.soii - ».

1. Ajoutons que les mots « frontières ». « limites », « autorité reconnue » désignent des idées peut-être moins précises au ix*-' siècle qu'au xixe siècle.

2. Cart. S. Victor, n" 1040. Cart. d'Api (Bibl. Nat. ms. lat. 17778) fol. 51. Remerville, Hif<l. d'Ap((ms), p. 42, 48, 51, 54, 55. Mantever, p. just. n" XIV. On peut comparer avec le « anno VI régnante domno nostro Karolo filiuin Judit » d'un acte viennois {Carliil. de SaùH- Andfé-lo-Iias. éd. Chevalier, p. 217. n" 8*.

ron-AiiinN. [tiii/rnimi' dp Provence.

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