‹ Le royaume de Provence sous les Carolingiens (855-933?)Chapitre 94 sur 482 · BOSON, DUC D'ITALIE · texte numérisé non relu

BOSON, DUC D'ITALIE

ce titre il porte encore celui d'archiministre du sacré Palais (qui correspond vraisemblablement, dans l'empire, à celui de chef des huissiers et de chambrier, par lui reçu lorsqu'il accompagnait le prince Louis en Aquitaine, et qu'il porte encore sous le règne de Louis le Bègue)' — et celui de missus impérial pour l'Italie, qui semble avoir désigné quelque chose de plus, au civil, que le dux ou chef militaire, une sorte de vice-roi. "

A la suite de la souscription de Boson, au bas des actes de l'assemblée de Pavie, figurent celles d'un certain nombre de comtes, parmi lesquels devaient se trouver les « collègues » désignés par lui pour l'administration de l'Italie. Ce sont en général, si nous laissons de côté le comte Richard, qui paraît être Richard, frère de Boson. et l'un des comtes Bernard, des seigneurs de la région occidentale de la Lorabardie, autant que nous pouvons en juger par les souscriptions épiscopales qui accompagnent celles-ci '\ La partie orientale du pays restait sans doute soumise à l'ancien adversaire de Charles le Chauve, Bérenger, fils d'Evrard, marquis de Frioul*. Mais nous ne pouvons voir d'une manière absolue^, dans cette absence des comtes et des évèques de la Lombardie orientale à l'assemblée de Pavie, la preuve d'une hostilité persistante de Bérenger et du (( parti allemand )> représenté

« ducis et sacri Palatii archiministri atque imperialis missi.» II a exactement les mêmes tilres dans un diplôme du 8 janvier 877 (Ilist. de Fr., t. VIII, p. 656).

1. Suppon (sur ce personnage, cf. infi-a, p. 71) porte également le titre d'arclihnini.ster (Vita Iladn'ani, c. xui dans le Liber Poidifica- (is, t. Il, p. 181 et DuEMMLEU, Osifr. Reicli., t. II, p. 'lO^). Selon ce dernier, « die Benennuiig galt weniger einem bestimmter Amte als « dem vertrautesten Ratgeber des Koniges. » Cela est vrai, mais les textes de Nitiiakd (Ilist., 1. I. c. 3) et d'Aoou.xRD, cités par \\'.\rrz (Deutsche Verfassungsr/ese/iir/ite, t. III, p. 356, n. 2) qui permettent de rapprocher de la désignation vague priinus post ret/em celle de inissiis imperii et imperatoria permettent d'en rapprocher également celle de eomrrnriiis, que sous Louis le Pieux portait le comte Bernard.

2. DcKMMLER, loc. cit., i-apjjroche cette situation de celle d'autres missi comme Nomenoé en Hi-etagiie sous Louis le Pieux ou plus lard Renier au Long-Col en Lorraire. Mais il confond à tort Hoson. frère de L'ichilde, avec un inissvs de Louis 11 en fonctions à Milan en 87i (MuitATOHi, Ant. ital., t. V, col. 987), lequel doit être l'oncle du.précédent, le mari d'Engelti-ude.

3. Parmi les évèques du pays à l'est de l'Adda. un seul, Adalard de Vérone, était présent. Cf. Lupi, (À)d. dipluin. Ber(jom., t. 1, p. 880.

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