‹ Le royaume de PrusseChapitre 28 sur 49 · DÉCLARATION DE PILNITZ, DU 87 AOUT · texte numérisé non relu

DÉCLARATION DE PILNITZ, DU 87 AOUT

(Ch. V, p. 46.)

LL. MM. l'Empereur et le Roi de Prusse, ayant entendu les désirs et les représentations de Monsieur ^ frère du roi de France, et de S. A. le comte d'Artois, déclarent conjointement qu'elles regardent la sUuation où se trouve actuellement le roi de France comme un intérêt commun à tous les rots dePEurope. Ils espèrent que cet intérêt ne peut manquer d'être reconnu par les puissances dont les secours sont récla-

{h) Correspondance secrète entre Marie-Thérèse et le comte Mercy Argenteau, par le chevalier d'Arneth et M. Geffroy, au tome I.

mes etqu'en çouséquence elles ne refuseront pas d'employer, conjoiiitement avec leurs susdites Majestés, les moyens les plus efficaces, relativement à leurs forces, pour mettre le roî de , Fran^ce en état d'aflfern^ir dfins la plus grande liberté les l)ases d'un gouvernement monarc/ii^ue également convenat^e aux droits des souverains et au bien-être de la nation française. Alors, et dans ce cas, LL. susdites MM. l'Empereur et le Roi de Prusse sont résolus d'agir promptement d'un mutuel accord avec les forcies nécessaires pour obtenir le but PîTQposé en commun. En attendant, elles donneront à leurs- .groupes les ordres convenables ppur qu'elles soient à pprtée^ , 4o se mfl^tre en ac^iv^té.

Signé : Léopold, Frédéric-Guillaumb.

Articles segrbts.

Article premier. — Les deux puissances se concerteront pour prendre les mesures les plus efficaces pour le maintien des traités qui sob-^ sistent avec la France et pour les représentations à faire à la nation française ; elles invitent tout TEmpire à concourir à ces mesures en cas que des représentations amicales restassent sans effet.

ART. 2. — On s'entendra avec la cour de Pétersboarg pour assurer à Télecteur de Pologne le trône.

Art. 3. — Elles s'entendront entre elles et avec les autres intéressés pour faire quelques échanges de territoires, en observant l'ordre prescrit par I^ Constitution germanique.

^T. 4. — Elles ^se concerteront pour la diminution respective de leurs armées, dès que leurs rapports avec d'autres puissances étrangères le permettront.

ART. 6. -» Le roi de Prusse promet à Tarcbiduc François sa voix pour son élection comme roi des Romains ; il ne s'opposera pas à ce . ({u'il sp^ pqupru d'uAe manière çoi^çrme à la Constitution p[ermaiii^, à l'établissement dîè l'un ou de l'autre des archiducs'.

Art. 6. — L'empereur s'emploiera pour faire avoir au roi de Prusse ses villes de Dantzig et de Thorn ; le roi de Prusse interviendra auprès des pqissances maritimes pour <iu'elles ace^ent aux modifications (Itôsi- ]C4es.4^sJes conventions de La B^ye da^o décembre ^^f^o.

ARMÉES DE LA GOALinOK

(Ch. V, p. 46.)

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