REVENUS- FINANCES
Les revenus du trésor royal se composent, des tributs payés par les petits souverains feudataires du Roi de Siam, des impôts mis sur les champs et les cultures, des droits de douane et des impôts sur les marchandises, de la taxe des jonq.ues et des navires européens, et enfin des amendes et confiscations.
L'impôt sur les champs est fixé à un tical ', par arpent et se paye au moment de la récolte du riz.
Il y a aussi des monopoles sur Tarak, le tabac, Thuile, les feuilles de palmier, le charbon, le bois, la pêche, et l'exploita tion des mines, qui sont principalement entre les mains des Chinois.
* Il lical [taux conveiiliouiicl moyen) 5 ît, il c.
Les douanes frappent sur les marchandises de consommation courante, sur les jonques et les navires européens» et également sur les marchandises importées à Siam ou expédiées à l'étranger.
Nous avons dit que le royaume se composait, en outre du Siam, de différentes nations tributaires : celles du continent, occupant les provinces de Laos, de Korat, de Xieng- Mai, de Laphun, de Lakhon, de Phré, de Nan, de Luang- Phra-Bang, du Lom ; celles de la presqu'île malaise, telles que de Tringanu, de Kalantan, de Patani, de Quedah et du Ligor.
Tous ces petits États sont tenus dWrirau Souverain de Sîam, tous les trois ans : Les fleurs d*or et (T argent^ espèce de tribut et de redevances, d'étain, d'ivoire, de benjoin, de laque, de bois de teck, et, en outre, de fournir leur contingent de troupes, lorsqu'ils en sont requis.
Chacun de ces États possède une ville principale où résident les princes tributaires.
Aussi peut-on évaluer le produit général de ces diverses sources de revenus, alimentant tous les ans le trésor rpyal, à une centaine de millions de francs.
Les produits de l'impôt, des douanes et des taxes sont remis au Roi qui fait face, par leur moyen, à toutes les dépenses publiques. Il tire de son trésor la dotation des princes de la famille royale, le traitement des ministres, celui des talapoins composant le clergé siamois et la solde de
l'armée.
C'est aussi le trésor royal qui fournit aux dépenses de l'habillement et de Tarmement des troupes, à celles de la cou-
struction et de Tentrctien des navires de guerre, et enfin à toutes celles qu'exigent les travaux publics, tant dans la capitale que dans les provinces.
Quant à la perception de ces finances^ elle est des plus simples. Parmi les mandarins qui se trouvent dans leur département respectif, le Roi en désigne quelques-uns qu'il charge de recueillir les taxes et les impôts qui sont dus. Une fois perçu, le montant de ces impôts partiels est remis entre les mains d'un chef de pages appelé Phra-xajot ; celui-ci les inscrit sur un livre, et ces impôts réunis, il en fait le total qu'il montre au Roi, et en dépose ensuite le montant dans le trésor.
Par cette mesure, on voit que c'est le Roi seul qui est l'administrateur de.la fortune publique, et le dépositaire des revenus de tout le rovaume.