I ITALIE ET VICTOR-EMMAMÜEL I
<( Le dictateur de l'Italie méridionale, regardant comme sacrée pour le pays la mémoire d'Agesilas Milano, qui, avec un héroïsme sans pareil, s’est immolé sur l'autel de la patrie pour la délivrance du tyran qui l'opprimait,
Dëcbëte ;
■ Article l”. — Une pension de trente ducats par mois est accordée, sa vie durant, à Madeleine Russo, mère de Milano, 4 dater du l" octobre prochain.
« Art. 2. — Il est accordé 4 chacune des sœurs dudit Milano, une dot de 2000 ducats. Cette somme sera versée dans les fonds publics 4
titre de dot inaliéDable et consignée an nom desdites sœnrs dans le courant d'octobre prochain.
Il Art. 3. — Le ministre des finances est chargé de l’exécntion du présent décret. •
J. GSRIBSLDt.
Naples, 25 septembre 1860.
4 une sociilé ouvrière de Naples.
(Extrait.)
« .... Nous commettrions un sacrilège, si nous persistions dans la religion des prêtres de Rome. Ils sont les plus fiers et les plus redoutables ennemis de l'Italie. Donc, hors de notre terre cetle secte perverse et contagieuse! Chassons les vipères de la Ville Éternelle, avec lesquelles l'unité est impossible.... »
J. Garibaldl
En avril 1861.
A la société unitaire de Palerme.
(Extrait.)
10 mai 1861.
« .... L’idée me vient de soumettre à la considération de votre société i laquelle j'ai l'honneur d'appartenir, la résolotion suivante, dont il serait nécessaire de propager les principes...,
« .... Considérant que le pape, les cardinaux, les sanfédistes, tous les missionnaires de l'Italie et les espions réunis à Rome sont l'obstacle principal & l'uniGcation de l'Italie, en provoquant et entretenant la guerre civile.
« Nous ne .sommes pas de la religion du pape.
« Nous décidons:
« Article unique. — Que le pape, les cardinaux, etc., changent sur
le champ de bomiqae, et s’en aillent le plus loin possible de l'Italie, en laissant cette malhenreuse nation italienne, qu’ils torturent depuis des siVcIm, se constituer déünitiTement.... »
J. Garibaldi.
il fra Pantaleo (Extrait.)
Caprera, li juin 4861.
■I .... Nous sommes de la religion du Christ, non de la religion du pape et des cardinaux, parce qu'ils sont ennemis de l’Italie....
« Vous devez assaillir ce monstre, qui dévore le cœur de notre mère l’Italie, etc. •
J. Garibaldi.
A ta comtesse Dora d’Istria, née Ghika.
(Extrait.)
Juillet 1864.
Il .... Vous avez raison, Madame, la théorie papale est la plaie la plus horrible dont soit affligé mon pauvre pays ; dix-huit siècles de mensonges, de persécutions, de bûchers, de complicité avec tous les tyrans d’Italie, ont rendu cette plaie incurable.
« Maintenant comme toujours, ce vampire de la terre des Scipions soutient son corps corrompu et rongé par la gangrène, b l’aide de la
discorde, de la réaction, du pillage, de la guerre civile
J. GARtBALni.
k son ami Mignona.
(Extrait)
Caprcra, 30 novembre 186t.
« Cher Mignona,
« Dites à nos frères des provinces méridionales qo’ils disent aux prêtres, aux bourboniens, aux muratistes et semblable canaille qui afflige ces braves populations, que la justice de Dieu est près de les frapper, et qu’il ne restera d’eux sur la terre italienne que leur infâme mémoire. »
J. GARIB.U.DI.
A une commune de la Basilicate.
(Extrait.)
Décembre 1861.
« Les prêtres de Rome, ceux qui les tolèrent et les protègent, sont la cause de vos malheurs ; ils ont besoin de la pâture des cadaxres pour se soutenir.
s Nous serons bientôt prêts à rappeler aux audacieux qui l'ont oublié, que cette terre est la terre de Masaniello et des Vêpres siciliennes, a
J. Gabibaloi.
Aux dames de Milan.
(Extrait.)
Caprera, 7 janvier 1 862.
« ... Vous m’avez envoyé en toutes occasioi^s de bien braves compa-
gnons; et bien pins encore tous m’en enrerrez, lorsque bientôt riblle, se rappelant son devoir, donnera le dernier coup de pied à la canaille qui [infecte encore. »
J. Garibaldi.
Prononcé à Païenne, en juin 1862.
« ... Napoléon continue k conserver le chancre en Italie; il a fait de Rome une lannièrede brigands qui infestent les provinces italiennes.
> Peu|>le des Vêpres siciliennes, peuple de 1860, il est urgent, il est nécessaire que les Français se sauvent de Rome. S'il le faut, faites de nouvelles Vêpres I Tout citoyen à qui tient au cœur l’émancipation de la patrie doit aiguiser son stylet, etc. >
A Garibaldi.
• Général,
« Je remets aux mains de votre secrétaire, M. François Plantulli, votre sang que j’ai pétrifié. Recevrz-le comme un témoignage de mon immense affection et du respect que je professe pour vous. Puissiezvous, en le contemplant quelquefois, vous enflammer pour les dernières luttes : puissent tous ceux qui ont le bonheur de vous approcher se rappeler que ce que je vous oRre est ce même sang que vous avez répandu sur les rochers d'Aspromonte. n U Votre affectionné,
E. MARtSI.
Cagliari, 2 octobre 1862.
Réponse.
• Mon cher Marini,
• Merci pour votre belle médaille, œuvre de votre génie qui est
vnimeDt extraordinaire. Votre terre natale sera 6ère de vous; mes fils auront nn impérissable souvenir de moi et aussi de l’auteur de ce travail étonnant
• Avec gratitude,
Votre J. Garibaldi.
K des dames milanaises.
Caprera, 13 septembre 186i.
€ Chères dames,
« Émanciper la femmme de la superstition, l’arracher des griffes du prêtre, c’est cela que vous dites ! Mais savez-vous que cela n’est ni plus ni moins qu’une question de vie ou de mort pour l’Italie?
• Le prêtre ! ne le voyez-vous pas enraciné à la terre comme un chancre corrosif, qui se gorge de scs misères, de ses humiliations, qui s’attache ii tout ce que le monde peut produire de plus hideux I Des hypocrites vous diront qu’il y a aussi de bons prêtres, et moi je vous dis : ceux là sont pires que les autres, parce qu’ils rendent le symbole tolérable.
« Un prêtre, pour devenir hon, doit d'ahord dépouiller l’uniforme ennemi qu’il porte, cet uniforme qui est le symbole séculaire des prostitutions italiennes... >
J. Garibaldi.
Prononcé à Londres, en 1 864.
« ... Sans l’Angleterre, nous serions encore !i Naples sous le joug des Bourbons. Sans le gouvernement anglais et l’amiral Mundy, nous n'aurions jamais passé le détroit de Messine.. .
• Si l’Angleterre était envahie, nous serions toujours là pour venir au secours de la nation anglaise!... «