‹ Le royaume du CambodgeChapitre 34 sur 37 · LOI · texte numérisé non relu

LOI

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thoang

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comprendre

khéau

Nous n'avons pas la moindre idée du langage parlé par les Hois de nos jours, mais on pourra remarquer la différence qui existe entre les langues des Lois et des Chams. Il est possible qu'il y ait aussi des différences entre les langues des Lois et des Hois. D'un autre cùté, si les types physiques et la couleur relativement blanche de ces deux derniers peuples, par rapport à leurs voisins, tendent h les rapprocher de la même souche, Fétat sensiblement différent de leur civilisation actuelle peut aussi paraître extraordinaire, car il résulte des renseignements que nous avons pu avoir que les Lois sont relativement moins civihsés que les Hois.

Nous croyons que les différences que nous signalons ne sont pas inexplicables. D'abord, la différence entre les civilisations résulte, selon nous, de Fisolement complet dans lequel les Chinois ont toujours tenu les Lois, étant eux-mêmes, comme on sait, peu disposés à entretenir des rapports avec les étrangers, tandis que le Ciampa, lui, finit par profiler de la civilisation indoue, qui rayonna partout sur le continent

asiatique, et (|ui lui apporta des idées politiques elreligieuses, les arls^ récriture, le calcul, ralmauach el peut-ôtre même upe langue nouvelle.

I^our cr qui est de la langu(\ les Khmers eux-mêmes, qui u'ont jamais été divisés, ou séj)arés, comme ceux-ci, ne comprennent plus aujourd'hui la langue que parlaient leurs ancêtres. Les plus forts lettrés d(» nos jours traduisent bien les inscriptions dont la date ne remonte pas au delà du vi" siècle de notre ère, mais ils ne comprennent rien aux inscriptions plus anciennes qu'ils lisent pourtant, car elles sont écrites en caractères assez distîncls en plusieurs endroits, et qui ne diffèrent pas essentiellement de ceux employés postérieurement au vi* siècle #1 nous pouvons ajouter des caractères actuels.

Il y a eu sur le sol de rindo-Chine de tels bouleversements, tant d'ailées et de venues de peuples divers, tant de révolutions politiques et religieuses, (an! de migrations considérables produites par diverses causes et, enlin, tant de croisements que les recherches ethnographiques seront toujours plu-s difficiles là qu'ailleurs. Mais nous estimbns qu'il convient de les entreprendre le plus tôt possible, et de consacrer à cette question intéressante le temps et les soins nécessaires.

Kn terminant cette note, nous signalerons la grande déVdtfon des CJiinois de Haïnam pour une divinité appelée Lui-cong, préSdantàla foudre et que certains Chinois prennent pour la foudM aile-même. Son idole^ qui est très répandue dans Tlle, a trois yeux semblablement disposés à ceux que Ton trouve dans l'Inde el rindo-Chine sur plusieurs idoles de Siva, qui a été adoré sous remblème du feu. 11 nous semble qu'il laut Noir là une réminiscence descrojances brahmaniques.

KLN 1)1 TO.ML IMxEMiEU.

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