‹ Le Ruelle mal assortieChapitre 5 sur 6 · La pie romaine, après avoir médité · texte numérisé non relu

La pie romaine, après avoir médité

quelques jours, sceut imiter les sons qu'elle avoit ouïs. Marguerite résume et brouille les renseignements de Pline, Histoire naturelle, 1. X, 59. Les pies, dit-il, parlent plus et mieux que les perroquets. « Elles aiment à prononcer des mots, et non seulement elles apprennent, mais se plaisent à apprendre ; elles étudient intérieurement ; elles montrent -par leur soin et leur application tout l'intérêt qu'elles y portent. » Le crédule naturaliste ne parle pas d'une pie romaine, mais des pies en général. Au reste tous les oiseaux, d'après lui, sont en état d'imiter le langage humain. « Agrippine, femme de l'empereur Claude, avait (ce qui ne s'était jamais vu), une grive qui imitait le langage humain, au moment où j'écrivais ceci. Les jeunes Césars (Britannicus et Néron) avaient un étourneau

apprenant à parler grec et latin et de plus

étudiant chaque jour » Marguerite

a mêlé dans ses souvenirs les pies de partout et les babillards de la volière impériale.

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