‹ Le rythme de la vieChapitre 35 sur 85 · LA MORT DE PÉTRARQUE · texte numérisé non relu

LA MORT DE PÉTRARQUE

A Gabrielc d'Annunzio.

C'était un gai matin de la saison fleurie ; La villa du poète était pleine d'oiseaux ; Le soleil égrenait dans l'éclair des ruisseaux Lhi éparpillement de vive orfèvrerie.

Le maître avait reçu d'un Grec d'Alexandrie Le meilleur manuscrit d'IIomèrc ; or, les roseaux Du scribe avaient tracé, sotis l'orlc des rinceaux. Un texte enluminé de fine imagrerie.

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Pétrarque était penché sur le livre ; sa main Étreignait un feuillet d'antique parchemin Qu'embaumaient des parfums d'iris et de cytise.

Il cherchait la Beauté divine et l'Art humain. Il était mort, joyeux et triste, à ini-chemin : Ses yeux étaient fixés sur la Terre promise.

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