L'AUBADE DU PRINTEMPS
Et pourtant, cette mer frissonnante et câline Savoure je ne sais quelle félicité ; La rose c]ui triomphe et le lys qui s'incline S'enivrent de la joie éparse de l'été.
Faisons comme eux. Cueillons au vol l'heure hrillanlc Contemplons nos deslins dans le frêle miroir ; Ouvrons au vent qui souffle et qui nous oricnle, La voile épanouie où sourit notre espoir.
Oublions les déclins dont l'échéance est proche ; Ne pensons pas aux plis du funèbre linceul ; ()ac m'importent les glas que médite la cloche!' Je méprise la tombe où je dormirai seul.
Je t'aime... Et grâce à notre amour l'heure furtive Dans les siècles futurs va duier très longtemps... L'homme doit aimer, pour que l'humanité vive; L'instinct de l'univers parle quand tu m'entends.
L'AUBADE DU PRINTEMPS lG3
Afin de célébrer l'Amour que rien n'elTace, La natvire a paro de fleurs ce clair décor, La mer garde un reflet de la voile qui passe. Blanche parmi les flots teintes d'azur et d'or :
Aimons-nous... Le soleil illumine la houle; Oh ! que la vie est douce en ce jour rose et bleu ! Dans l'espace qui fuit, dans le temps qui s'écoule N'avons-nous pas l'orgueil d'être éternels un peu ."