‹ Le rythme de la vieChapitre 56 sur 85 · JOUR D'ETE · texte numérisé non relu

JOUR D'ETE

A Aaçjuste Gaud.

Le jardin s'est paré de perles de rosée ; On dirait un écrin sous le ciel triomphal ; La sève abonde aux flancs de la glèbe arrosée ; Les fleurs ont embaumé la montagne et le val.

On dirait un écrin sous le ciel triomphal ; Les oiseaux sont troublés d'amour et de lumière ; Les fleurs ont embaumé la montagne et le val ; L'Eté clair a repris sa splendeur coutumière.

JOUR D'ÉTÉ l85

Les oiseaux sont troublés d'amour et de lumière ; Une ivresse de vivre exalte les forêts ; L'Été clair a repris sa splendeur coutumière, Et le soleil, archer divin, darde ses traits.

Une ivresse de vivre exalte les forêts ;

Le ruisseau sent courir des frissons dans son onde :

Et le soleil, archer divin, darde ses traits

Sur la fauve clarté de la campagne blonde.

Le ruisseau sent courir des frissons dans son onde L'eau prodigue la vie aux arbres rajeunis ; Sur la fauve beauté de la campagne blonde On sent planer la joie innombrable des nids.

L'eau prodigue la vie aux arbres rajeunis ; L'air est tout parfumé de verveine et de menthe ; On sent planer la joie innombrable des nids. Loin des mornes cités où l'homme se lamente.

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