‹ Le rythme de la vieChapitre 76 sur 85 · AU ROCHER DE MINOA · texte numérisé non relu

AU ROCHER DE MINOA

Je comprends ta tristesse et ta mélancolie. Et ton profil morose, aiguisé tristement, Et cette solitude affreuse, où se replie La morne gravité de ton recueillement.

Témoin du désespoir, spectateur des tourmentes. Terreur des naufragés dont les yeux éperdus Voient surgir tout à coup dans les nuits d'épouvantes. Parmi l'horreur des Ilots, tes pics noirs et tordus !

Je sais que ton repos n'est qu'un horrible songe. Même quand l'horizon est rose à l'Orient. Puisque tout n'est que leurre, hélas ! et que mensonge. Dans la perfiJe mer qui tue en souriant.

ïlo d' Vmora;os, i5 mai.

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