‹ Le rythme de la vieChapitre 80 sur 85 · FANTASSINS · texte numérisé non relu

FANTASSINS

Au commandant P. de Pardiellcm.

Tous à pied, le jarret tendu, la tête droite,

Le fusil sur l'épaule et le sac sur le dos.

Par la route poudreuse, au penchant des coteaux,

Le long d'un bois touffu, d'un ruisseau qui miroite,

Ils vont, ils vont... Le pas de chaque rang s'emboîte Dans le rang précédent, si bien que les badauds, Accourus des cités, des bourgs et des châteaux. Admirent ce bel ordre et cette allure adroite,

Au tournant du chemin, voyez ce bataillon : Le rouge des képis semble une étrange flore De vifs coquelicots, épars dans un sillon;

Aux guêtres, à la veste un fantassin arbore Du blanc, du bleu qui chante avec le vermillon Selon le rythme clair du drapeau tricolore.

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