AT
Ex. 70.
agios
•"" THsaglon »>,
St. Gall p. 71.
Grad. p. 19S.
e — JUS
Traet << CommovisU »
St. GaU p. 81.
Grad. p. 68.
B) Combinaisons par redoublement de Virga.
rit (—P^^^aa rit. iirr"— ^^ "^
Desi-de — rium veritas — Quœren — tium
Tract. (( Desiderinm ».
St. Gall p. 27.
Grad. p. [5j.
3« Verset d'oflfert.
Supprime.
Gif. (iJubilateDeoM
Int. («Respice».
St. GaU p. 119.
Grad. p. 327.
Domine
Gial. (i Univers! ».
St. Gall p. 1.
Grad. p. S.
sana.
Off. «Exaltabo».
St. Gall p. 24.
Grad. p. 78
Torculus dit « Trigon » (voy. Tab. VP).
Le Torculus se présente sous une autre forme graphique . • . appelée « Trîgon ».
Ce signe est lui-même racine de toute une série de groupes^ dont les manuscrits sangalliens nous offrent plus de vingt- cinq spécimens différents: Trîgon racine simple, Trîgon avec notes pre ou post ajoutées, et Trîgon avec notes pre- et post-ajoutées.
La forme simple, ou composée, (inexécution legato nuance moyenne, est toujours formée de points superposés :
Ex. 72. •*• •'• •'• • •. •*•. ''\ •*•. etc.
La modification de nuance ou de rythme fait remplacer Tun ou l'autre de ces points par des traîts ou des apostrophes, mais les deux premiers points du trîgon-racine ne varient jamais \ ils indiquent, de ce fait, un intervalle mélodique certain, immuable. (Nous ne disons pas deux notes, toujours les mêmes.)
Ex. 73. • • • -. • • * -. etc,
Notre interprétation, basée sur les manuscrits, et que nous croyons conséquemment devoir être conforme à la tradition, diffère tout particulièrement des théories très vagues d'ailleurs, reçues actuellement.
« Le Trigon est toujours, selon nous, un torculus véritable, composé — à Tétat fondamental — de trois notes distinctes, dont la seconde plus élevée que les deux autres est toujours à distance de Va ton diatonique de la première. »
Cet intervalle fixe de Va ton diatonique est formé selon le cas:
A) par la note naturelle de la gamme, inférieure immédiate:
r- O ■ V a ton-
Ex. 74. Ife f ^^'-f
notei naturellefl de la gamme
B) par la note inférieure, — naturellement à distance de ton, — |fV altérée chromatiquement momentanément pour se rapprocher à distance
j de Vt ton diatonique de la supérieure:
par ait.
Ex. 75. r^
rvi
notes naturellai
Toutes notes égales en durée.
Nous savons combien hardie est cette théorie de chromatisme, en l'état actuel de la science, et sans prétendre la maintenir envers et contre tous, nous la soutiendrons énergiquement jusqu'à preuve scientifique contraire^ mais preuve scientifique seule *.
Les arguments en faveur de cette interprétation sont les suivants:
P En ce qui concerne la durée des notes:
A) On a vu que le torculus simple indique toujours trois notes distinctes, conjointes ou disjointes, naturelles c'est-à-dire sans altération, égales en durée^ les deux premières à intervalle de Vi ton (rare), ton, tierce ou quarte, quinte (rare).
B) On a vu ensuite que le torculus, avec première note quilisma, indique toujours trois notes distinctes, conjointes ou disjointes, naturelles^ (c'est-à-dire sans altération,) la première note, brève, généralement à distance de Vi ton diatonique de la supérieure, et très rarement à distance de ton.
C) Nous voyons maintenant le torculus «trigon» compléter naturellement cette classification rythmique en indiquant j notes distinctes, égales en durée (comme celles de la série A ci-dessus), mais dont les deux premières sont toujours à distance de Va ton diatonique l'une de P autre \ Va ton diatonique formé, soit par l'intervalle naturel de la gamme, soit
i Martianus Capella ne dit-il pas: nunc maxime diatono utimur^ et Rémy d'Auxerre, en commentant ce texte au IX« siècle, n'ajoute-t-il pas: nQuod ideo dicitur, quiaAfererat iste ; in Africa enim maxime viget dialonum genus, » Ce qui laisse supposer que partout ailleurs on employait au besoin le chromatisme.
> Tandis que celles de la série A, sont à distance de ton, tierce, etc.
par le fait d'une altération momentanée ascendante de la première *. (ainsi qu'on Ta vu noté ex. 74.)
IP En ce qui concerne la note exprimée, c'est-à-dire l'intervalle mélodique :
A) Le témoignage de l'enseignement, (ancien probablement) reproduit par la Paléographie des R. P. Bénédictins de Solesmes.
« Le trigon est une variété du Torculus. Il est employé lorsque « le groupe commence par un intervalle de 1/2 ton pouvant se réduire « à l'unisson. » (Paléog. i**" vol. p. 54).
Ce qui fait dire à l'auteur respecté des « Mélodies grégoriennes » : « que dans le trigon les deux premiers sons se trouvent ou sur le même « ton (intonation) ou à un demi-ton de distance. » (Op. cit., p. 87. ch. VL)
B) Le témoignage de certains manuscrits (d'Albi, si nous ne nous trompons) qui donnent la 1^^ note du trigon, non pas à l'unisson de la seconde note, mais un peu au-dessous ; soit très remontée dans l'interligne
soit au-dessus et sur la ligne même
montrant bien ainsi à l'œil que c'est l'intervalle sonore le plus près possible de la note siïpérieure immédiate qu'il faut émettre. Or, cet intervalle est toujours' le Vi ton diatonique (inférieur de la note qui suit) créé par altération. Cela se conçoit très facilement; en effet, que le « trigon » signifie ici : si do la, ou mi fa ré, il sera noté, toutes notes en place naturelle :
plus loin: sol\ la mi, fa\ sol mi, il sera noté :
Ex. 77.
1 Le Trigon, dans la plupart des cas^ paraît créé pour rétablir dans son état naturel une note altérée antérieurement (sit? dans certains modes); c'est-à-dire qu'après avoir entendu le si i^ dans un groupe tel que o^la-sx^'^ol-fan afin d'éviter le triton, on trouvera plus loin le trigon, noté pour rétablir le si]} dans un groupe tel que « zi^-do-sin. Il est curieux de le constater; on le verra ex. m et xi3.
N'est-ce pas ce procédé étrange d'écriture' qui a donné naissance à la rfiéorie actuelle de 1' « intervalle de '/s ton pouvant se réduire à l'unisson? » d'autant plus que les manuscrits postérieurs notent effectivement les deux notes « unissonnanies » dans le cas où il y aurait V$ ton diatonique à créer par altération ascendante, l'altération Jt , en tant que signe, n'ayant fait son apparition que beaucoup plus tard, on le sait.
Quoi qu'il en soit, tel est pour nous le sens exact du « Trigon >, c'est^ à-dire torculus de 3 notes distinctes dont les deux premières sont toujours à distance de Vi ton diatonique l'une de l'autre.
Ne tenant même pas compte de ces deux témoignages, il n'est pas malaisé de donner des preuves vraisemblables de la vérité de notre interprétation par l'analyse des groupes composés, dont le trigon est la racine.
I" Généralement, lorsque le Trigon-raoinB isolé représente un torculus dont les deux premières notes sont naturellement à distance de Vi ton diatonique, si-do, mi-fa, les notations actuelles et médiévales respectent ces notes et les transcrivent telles qu'elles doivent être *. En voici un exemple probant entre cent autres:
II" Jamais, lorsque le Trigon-raoiUB isolé sous-entend le Va ton diatonique, créé par altération momentanée, la notation ne tient compte du signe neumatique qui indique trois notes distinctes, mais elle traduit par l'unisson les deux premières notes. Elle suif en cela les errements funestes du moyen âge, qui, dans le but de faciliter l'exécution du chant, se sont implantés, on le sait, pour supprimer partout où ils se trouvaient les
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-do-
it faite uns contrOle, -do-si-la 11, trigon bien i-ta B, Le fait se passe
ornements auxquels on devait tout le charme de la mélodie primitive. Le Va ton par altération n'en était pas un des moindres certainement. Qu'était-ce, sinon un simple port de voix, véritable appogiature expressive lente, coulée, donnant à la ligne mélodique une inflexion générale tout à fait fondue ; il n'est pas noté, parce qu'il est innotable dans le système de notation d'Église; l'accident # n'existant pas.
Par suite, tous les groupes contenant cette note Va ton par altération sont traduits comme le suivant :
Ex. 79.
Do —
AU. (« Letatofl anm ».
St. Gall p. 2.
Grad. p. 5.
minus
Le groupe neumatique indique cinq notes distinctes, la transcription n'en offre que quatre^ donc transcription fausse; d'autant plus que, si l'auteur avait voulu la syncope médiane, il lui était tout aussi aisé d'écrire les neumes ainsi qu'il suit:
rr
Ex. 80.
off. Gloria et honore».
—f — St Gall p. 14.
Grad. p. [|2].
Constitu — — — sli
OU dans la nuance piano ^ le groupe similaire suivant:
Ex. 81.
tract. uDcsIderfum».
St. Gall. p. 27.
Grad. p. [5].
Ces deux signes, en eff'et, sont les caractéristiques de la syncope médiane que le trigon ne peut jamais sous-entendre.
Poussons l'analyse à fond pour ce dernier exemple. Lorsque le compositeur veut la syncope médiane, il écrit selon cette dernière formule
t Abstraction faite des notes exprimées ici, et du nombre de ces notes.
neumatîque (ex. 80 ou 81), et s'il veut la succession diatonique ascen dante, sans syncope, il écrira avec le trigon composé
et très rarement
or, quel que soit le signe neumatîque employé, la notation usuelle indique presque toujours la même traduction.
Ex. 88.
[f mm-U
Ce qui ne peut être que faux^ parce que la notation neumatique a un sens certain, et qu'une semblable traduction ne la respecte pas.
Ceci posé, montrons comment le demi-ton diatonique se place toujours de lui-même entre les deux premières notes du trigon-racine. Etudions le fait, d'abord dans les signes composés, la même création ou mieux la même correction — qui n'est que le retour à la tradition selon nous — sera saisissable, au premier coup d'œil, dans le signe fondamental isolé.
Démonstration.
Chaque fois que^ dans les groupes composés, la notation bénédictine nous donne deux notes a l'unisson pour les deux premières du trîgonracine, il faut remarquer que, pour la note inférieure A, précédant immédiatement la première B, des deux noies à l'unisson, c'est-à-dire :
trois cas se présentent mélodiquement.
i**" cas. La note inférieur e, Ay est à distance de ton de la première ^ B, des deux notes unissonnanies.
Dans ce cas, cette première note unissonnante tient fautivement la place du demi- ton diatonique créé chromatiquement, seul intercalaire possible dans l'intervalle de ton, accusé par la notation; c'est-à-dire que:
AB
doit être
îhp^
Do — — minus
AII. uLœUtns samn.
8t. Gall p. S.
Grad. p. 6.
ce qui change, et la mélodie — note, et le rythme. (Disons de suite, bien que nous y revenions plus loin, que l'altération ne peut tonalement s'opérer que devant la seule note qui en est affectée, ce qui explique, dans cet exemple, le retour au degré naturel, sol tj). Et cet autre exemple tiré de la même pièce :
tu^
Ex.85^'.
rit.
nt.
AUelaia "Tocallae»
qui doit ôtre
1^ cas. La note inférieure^ A, est à distance de tierce mineure de la première, B, des deux notes unissonnantes.
Dans ce cas, cette première note unissonnante tient fautivement la place d'une note à distance de Vi ton diatonique immédiatement inférieure.
Il est évident que le fait se présentera mélodiquement sous deux formes :
A) Dans deux successions mélodiques, le demi-ton diatonique sera une note naturelle de la gamme :
Ex. 86.
qai doit ôtre
hi
Grad. ciUnivenl».
St. Gall p. 1.
Grad. p. 2.
Va ton'
Ex
qui doit être
B) Dans deux autres successions, le demi-ton diatonique ne pourra être qu'une note naturelle altérée chromatiquement en montant et momentanément:
Ex. 88. ^
qui doit 8tre
J«iu n.
Ex. 89. ^
IS«mln.~
qui doit dtro
Lm^ I j
3* cas. La note inférieure {A), est à distance de quarte juste de la première (fi), des deux notes unissonnantes {Le fait est très rare).
Comme toujours, la première des deux notes unissonnantes tient fautivement la place d'une note à distance de demi-ton diatonique immédiatement inférieure. L'intervalle de quarte juste se trouve dès lors changé en intervalle de tierce majeure.
Comme dans le 2" cas, le fait se présente mélodiquement sous deux formes.
A) Dans deux successions mélodiques, le demi-ton diatonique inférieur sera une note naturelle de la gamme:
Ex. 00. ^
4« Junte
doit dtre
.1« miij.
'tfZZf^H ton^zrf r-p:
^ 4«Jmte
Ex. 91. ^ ^ — ^
doit 6tro
S' Dja^f.
^ , , fViton^^ — P ^-
5) dans quatre autres successions, le demi-ton diatonique inférieur sera une note altérée chromatiquement en montant:
Ex
Ex. 98.
Ex. 94.
d3lt êtrj
4e juste
doit être
)f rrvT-
doit fitre
d« ihaJ.
3« maj.
doit Ôtro ^"^ Va tong^Çj^JH^
==|^'/aton^E-^ f
Quant à adopter la traduction du Trîgon par deux notes syncopées unissonnantes, nous pensons qu'on ne devra s'y résoudre qu'à la dernière extrémité et comme aveu d'impuissance à découvrir le sens exact dudit neume.
C'est une négligence de transcription, imputable aux notateurs du moyen-âge, qui aboutit dans la théorie actuelle à la négation de la valeur des signes; c'est ériger en principe que la notation neumatique est une simple fantaisie calligraphique, sans importance scientifique. Il n'en peut être ainsi raisonnablement, et créer près de 6oo signes différents, se remplaçant les uns par les autres, selon la fantaisie du copiste, nous paraîtra toujours une impossibilité matérielle.
Une autre remarque s'impose. Dans les groupes Trîgon composé, transcrits en notation moyen-âge, selon l'usage fautif, par deux notes unissonnantes médianes, on ne trouve jamais, que nous sachions, l'intervalle de tierce majeure: — fa — la, sol — sii|, ut — mi, — entre la note inférieure M, des ex. précédents) et la première des 2 notes unissonnantes (5, des ex. précédents). Ce n'est pas une des moindres constatations en faveur de notre thèse ; en effet, s'il y avait intervalle de tierce majeure entre ces 2 notes A'B :
Ex. 96. fe^=ï^^^^^^^
Le premier < la », d'après notre théorie, tiendrait la place du V2 ton diatonique immédiat inférieur «soit»! or, s'il en était ainsi, on créerait un intervalle de seconde augmentée avec la note précédente « fa b », ce qui ne se peut en chant unitonique. C'est ainsi qu'on ne trouve pas dans la mélodie grégorienne neumée de groupes Trigons composés, sous-entendant les trois formules suivantes qui tomberaient sous le coup de cette impossibilité.
Ex. 97. % j j ^^ i UOTj E ^ ^iu'^;rs^' -^^^^^4^
S«aug.
3(«UUg.
«••ng/
EX. 99. É^-^^g^^ •• ^^^^M
Seul, l'Art musical relativement moderne connaît ces successions mélodiques.
(Nota, — II y a, en plus, dans Tex. 98, une impossibilité à Texistence de cet artifice, causée par la relation de triton faj} — silj, notes extrêmes du mouvement mélodique; la même défense existe en contrepoint.)
Cette question de l'intervalle de tierce majeure, introuvable dans le corps d'un groupe avec trigon-racîne médian, nous amène insensiblement à parler de l'emploi du TrigoD -racine employé seul, simple, dans le cours de la mélodie, ainsi qu'on l'a vu dans l'ex. 78, page 54. Nous avions écarté momentanément cette étude, elle sera courte: tout ce qui précède concernant les intervalles qui peuvent exister entre la note précédant immédiatement la première des notes unissonnantes du trigon médian s'y applique expressément.
Le seul intervalle qui puisse se présenter en plus, entre la dernière note d'un groupe et la première du trigon-racine employé isolé, est précisément l'intervalle de tierce majeure, comme dans l'exemple suivant, dont nous supposons les notes conformes aux livres anciens. Elles sont prises dans l'Éd. Bénédictine de Solesmes:
Si^ pour être logiques, nous appliquons le principe du Vi ton diatonique à créer, nous remplacerons le premier «la» par le sol if :
Ex. 101.
rr
et re - gna
Nous créons obligatoirement un intervalle de seconde augmentée que nous avons dit inadmissible dans le corps d'un groupe.
Entre deux groupes, en est-il de même? Non. Parce que, si dans le corps d'un groupe, outre la difficulté d'exécution, cet intervalle fait véritablement corps lui-même avec la mélodie et paraît absolument dans la tonalité établie — ce qui n'est pas —, par contre, au début d'un groupe, l'effet de l'altération n'est plus le même. Il y a reprise imperceptible de la déclamation musicale, reprise qui atténue beaucoup la dureté de l'intervalle de seconde augmentée, et c'est alors une simple appogiature expressive de la note suivante, ne touchant en rien à la tonalité.
C'est pourquoi un groupe composé comme ceux des exemples 97-98-99 est introuvable dans la mélodie grégorienne, tandis que les mêmes notes réparties en deux groupes, comme on les voit dans l'ex. loi, sont possibles.
Trouverait-on, par hasard, un des groupes des exemples 97-98-99, qu'il n'infirmerait pas notre théorie, attendu qu'il faudrait, de toute nécessité, contrôler les versions primitives dans le but d'acquérir la certitude que telles sont réellement les notes de cette mélodie.
A leur tour, les trouverait- on telles, notées dans les anciens livres, que cela ne prouverait rien encore contre cette thèse; la notation faite de mémoire pouvant être fautive et pouvant être également une simple correction, inconsciemment mauvaise, d'un groupe orné ancien.
Pour ne rien laisser dans V ombre, disons qu'il pourra se faire que dans la notation ancienne on trouve le groupe suivant, traduisant le trigon
composé par un nombre de sons distincts, correspondant à celui exprimé par le groupe neumatique :
Ex. 102.
5 notes
dans lequel aucune application du principe du demi-ton diatonique à créer n'est possible!
Nous ne croyons pas hasardé de dire que de telles transcriptions sont fautives. Elles doivent être comme précédemment, soit une erreur de transcription, soit une version corrigée autrefois. Nous avons dit dans quel but.
Il n*est pas malaisé scientifiquement de retrouver quelle dut être la vraie forme primitive du passage où ce groupe figure :
signe neumatlqae aoua-entendu
Ex. 103
Gom. «<Deua virtutam»
4*Aprbs^U QoUt. Bënéd. Grodnalis p. liS,
qui, reconstituée d'après la notation neumatique sangallienne, doit être
Meumes de Si Qall Man. 330. p. 69.
Ex. 104
id.
Dans Tex. io3, le neume sous- entendu peut être, selon la nuance cherchée :
= 6 notations de nuances diverses.
Tandis que dans Tex. 104 le groupe « trigon » ainsi traduit n'a qu'une seule notation neumée possible : celle de Saint-GalL
Ces erreurs de notes sont fréquentes dans les anciens manuscrits^ elles sont dues à un défaut de mémoire, ou même à un mauvais enseignement local. C'est ainsi que nous trouvons dans les manuscrits ces trois versions mélodiques du même graduel < Justus ut palma ».
Version Bénédietine. —- Ex. 105
Ju — stus ut pal — ma
Version Ambrosienne. — Ex. 106. : ^ — y-f^ inz r^ — p r=y
Version Augustine. — Ex 107. :
Il est temps de conclure.
Le trigon est un torculus dont: i® toutes les notes sont égales, en durée, les unes aux autres ; dont 2** les deux premières notes sont toujours un mouvement mélodique ascendant conjoint formant entre elles un demiton diatonique ; et 3** ce demi-ton diatonique est formé, soit par deux notes naturelles de la gamme employée, soit par l'altération ascendante momentanée de la note inférieure, selon les principes fixés précédemment, altération n'ayant d'effet que devant cette seule note.