Le rythme du chant grégorien d'après Gui d'Arezzo
Pendant que la Tribune de Saint-Gervais accordait la plus gracieuse hospitalité aux trois articles que nous réunissons en brochure, la Revue du Chant grégorien de Grenoble me permettait non moins gracieusement d'engager une discussion sur, ou plutôt contre, le rythme oratoire.
Je n'ai pas eu le don de convertir mon vénérable et savant contradicteur. Cependant il a bien voulu, dans sa dernière réplique, nvhonorer de la déclaration suivante : « Chaque fois que l'occasion s'en est pré- « sentée... je me suis plu à reconnaître ce que les théories de Sa Gran- « deur sur le rythme grégorien ont en elles-mêmes non seulement « d'ingénieux (?) et de bien étudié, mais aussi de véritablement fondé à « certains points de vue, et ce qu'elles présentent de réel intérêt pour « l'art et pour la science. »
Je remercie Dom Pothier d'un témoignage aussi précieux ; mais ma reconnaissance serait plus entière s'il ne retirait presque aussitôt ce qu'il vient d'accorder, et s'il ne faisait « certaines réserves, principalement « sur la question des avantages pratiques à recueillir de telles « théories '. »
Je constate d'abord que Dom Pothier persiste à mettre sur le compte del'évêquede Saint-Dié une théorie qui est bien celle de Gui d'Arezzo, et je regrette en second lieu qu'il n'ait pu apercevoir entre sa propre doctrine et celle par moi exposée qu'une simple divergence de points de vue et de terminologie 2.